Savoir d’où l’on vient pour ne pas oublier le sens du service aux autres.

Avec leur Amour pour seul bagage, les parents de Marie Caroline Tempesta fuient l’Italie et son fascisme qui privent les citoyens de leur libre arbitre. Agés de 20 ans, ils espéraient de la patrie qui a inventé les droits de l’homme et sanctifié la démocratie.

Après un passage dans le village d’Auribail, ils se retrouvent en 1953 fermiers dans une petite exploitation en friche à Carbonne. Un dur labeur fait de sang et de sueur. Quand la ferme fut en plein rapport, on les mit à la porte en vendant l’exploitation devenue très rentable. La dure Loi du marché qui ne fait aucun cas de l’être humain. Sans se laisser décourager, le père retrouve un emploi comme ouvrier agricole pour faire vivre dignement ses trois enfants. Malgré un empoisonnement au mercure et une grave maladie qui ouvre une période très compliquée pour la famille, monsieur Tempesta ne perd pas courage. Cultivant son jardin pour vivre dignement, il se met à vendre ses légumes dans tous les marchés environnants. Un précurseur du bio qui forcerait l’admiration d’un Pierre Rabhi devenu célèbre depuis.

Dès sa plus tendre enfance, Marie Caroline Tempesta mesure ce que pouvaient être les différences sociales, ce qu’était le regard des autres sur une fille issue d’une famille de réfugiés. Elle comprend que la santé est une richesse qui doit être à la portée de tous. Par leur difficile parcours de vie et leur exemplarité, les parents Tempesta ont inculqué à leur fille une conscience politique. Elle a appris, bien avant les autres, quels pouvaient être les ravages d’un régime fasciste et que l’école de la République est une chance considérable, ses parents n’ayant pu la fréquenter que deux ans.

Élève brillante, elle étudie avec la rage de ceux qui ont tout à prouver. Sa scolarité débute à l’école communale de Carbonne puis au lycée de Muret. Après le bac, vient le temps des études supérieures qui se terminent par un doctorat en biochimie médicale lui ouvrant ainsi les portes d’une vie professionnelle qui s’annonçait brillante et prospère. Pour financer ses études, elle travaille pendant tous ses temps libres. Elle aide son père à cultiver ses légumes et à les vendre sur le marché. Un premier apprentissage pour apprendre des autres, savoir écouter, savoir donner de soi, savoir aimer ses semblables tels qu’ils sont. Le bonheur d’une vie simple avec ce besoin de cultiver un jardin et de lire avec passion pour assouvir son besoin d’évasion.

Alors qu’elle aurait pu partir du Volvestre pour une brillante carrière de maitre de conférence/chercheuse, elle décide, contre tout attente, de rester sur ce territoire qu’elle aime tant. Cette volonté de rendre par une action publique tout ce que la République lui a permis de réussir.

Une conscience politique forgée par un parcours de vie

Forte d’une conscience politique forgée au cours de toutes ces années et de ces valeurs humanistes qui sont ancrées au plus profond d’elle-même, elle adhère au parti socialiste à l’âge de 27 ans. Guy Hellé, alors maire de Carbonne, lui demande de rejoindre l’équipe municipale en 1995. En 2008, elle est nommée maire adjointe chargée de l’éducation enfance/jeunesse : un juste retour des choses pour cette école qui lui a tellement apporté.

Pour vivre, après plusieurs remplacements, elle devient assistante parlementaire du sénateur Roujas qui est également conseiller général. Un emploi qui n’a rien de fictif où l’on ne regarde pas sa montre compte tenu de l’immensité de la tâche. A la fin de ces mandats, une reconversion obligatoire la ramène sur les bancs de la faculté pour obtenir le diplôme de responsable d’établissements médico-sociaux. A nouveau quelques remplacements lui faisant prendre conscience des difficultés de la précarité d’un emploi puis, enfin, un travail stabilisé au conseil départemental de la Haute Garonne.

Après avoir été vice présidente à la communauté des communes du Volvestre, elle devient conseillère générale sur la liste Carole Delga où elle siège aux commissions transport, aménagement du territoire et politique de la ville.

C’est dans cette lutte pour une justice sociale, dans cette volonté farouche de combattre les inégalités, de défendre bec et ongles le respect de la dignité humaine que la candidature aux prochaines législatives de juin 2017 a pris tout son sens. Investie par son parti, elle veut rester humble devant la fonction que les électeurs pourraient lui confier, se souvenir de son parcours de vie qu’elle ne veut pas trahir et ne pas oublier qu’il est toujours nécessaire de rendre compte de ses actions au peuple car c’est de par le peuple que l’on tient son mandat.