Patrick Lemasle est une figure politique incontournable du Volvestre. Député-maire de Montesquieu Volvestre, il assure également les fonctions de président de la communauté des communes du Volvestre. Depuis le premier janvier, cette nouvelle entité regroupe l’ex communauté des communes du Volvestre et celle de Garonne-Louge. Avec ses presque 30 000 habitants, ce territoire est promis à un bel avenir.

Nous avons rencontré ce président sortant qui a, d’ores et déjà, annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de député en juin 2017. Qu’en sera-t-il pour la fonction de président de la communauté de communes ?

Monsieur le Président, êtes-vous candidat à votre propre succession à la présidence de la communauté de communes du Volvestre ?

Non, je ne suis pas candidat à la fonction de président de la communauté de communes du Volvestre par un choix personnel qui a été réfléchi de longue date.

Quelles sont les motivations qui ont prévalu pour ce choix personnel ?

En 2013, j’ai dû, à la suite du décès du regretté Guy Hellé, assurer dans l’urgence la présidence de la communauté des communes du Volvestre. Il s’agissait, durant une année, de gérer les affaires courantes et commencer à réfléchir à l’avenir. Pour les élections de 2014, nombre de mes collègues m’ont demandé de briguer à nouveau ce poste étant le candidat le plus fédérateur. J’ai donc accepté de me mettre à la disposition du Volvestre et travailler à l’avenir et à la modernisation de cette collectivité territoriale. J’avais dit à un cercle rapproché que je n’irai pas forcément au bout du mandat et que je laisserai ma place dès lors que j’aurai la sensation que ce travail serait accompli.

En 2016, j’ai mené la délégation qui a oeuvré pour que la fusion avec la communauté de Garonne Louge soit un succès. C’était un gros chantier mais il s’est effectué dans d’excellentes conditions, chacun y mettant du sien pour l’intérêt collectif.

La nouvelle élection qui va avoir lieu d’ici la fin du mois pour renouveler la gouvernance a été pour moi l’occasion de tenir mes engagements. La communauté de communes est désormais en ordre de bataille pour affronter l’avenir avec sérénité et il ne fait plus nécessité que je reste à sa tête. C’est donc le bon moment pour mon départ en tant que président.

Je suis, de plus, convaincu qu’il est nécessaire de céder la place à de nouveaux talents qui existent bien sur notre territoire. Une nouvelle manière de voir les choses et de continuer d’œuvrer dans l’intérêt collectif. Il est temps pour moi, après tant d’années d’engagement dans la vie politique, de commencer à penser à des projets plus personnels.

On ne vous verra plus à la communauté de communes du Volvestre ?

Si, bien entendu. En tant que maire de Montesquieu Volvestre je suis, de fait, membre du bureau de la communauté. Je continuerai à suivre avec beaucoup d’intérêt la vie de la communauté sans aucun mandat particulier et, chose importante, sans gêner le nouveau président.

La perche que vous tendez est trop belle, Patrick Lemasle. Ce nouveau président, ce sera qui alors ?

C’est bien entendu le suffrage qui décidera qui sera le prochain président de la communauté de communes du Volvestre. Je proposerai, lors de la séance, que ce soit Denis Turrel, actuel premier vice président qui prenne les fonctions de président. Il présente, sans aucun doute, toutes les qualités pour me succéder. Il a une très bonne connaissance de cette collectivité ayant, de plus, eu en charge les finances et les ressources humaines. Il est très attentif à l’équilibre du territoire et à l’importance de chaque commune.

Avec le départ d’Adophe Ruquet de la présidence du Sivom de Rieux, une autre page qui se tourne dans le Volvestre…