Une pouponnière pour la Garonne

La roselière de Rieux créée en 2015 continue d’attiser les curiosités. En effet, après la visite des écoliers de Rieux, qui avaient dévoilé en juin dernier la richesse en plantes amphibies et en petites bêtes aquatiques, c’était au tour de la Fédération départementale de pêche et de protection des milieux aquatiques de s’y intéresser de près. Fin juillet, elle a ainsi réalisé une pêche électrique. A bord de leur zodiac et munis d’une perche générant un courant léger pour attirer les poissons en surface, l’équipe de pêcheurs sous la conduite de Gaël Durbe a prospecté aux heures fraiches les pourtours et l’intérieur de la roselière. Les membres de l’association de pêche de Rieux étaient également là pour les conseiller sur les endroits où se cachent habituellement brochets et silures. Des curieux du camping et de la base nautique étaient également au rendez-vous.

Un effet pouponnière avéré

Après deux passages en 2 heures de temps, les résultats étaient là. Gardons, rotengles, ablettes, tanches, vairons ont été capturés, mesurés et remis à l’eau délicatement. Deux brochetons d’environ 18 cm ont été comptabilisés, ainsi que beaucoup de perches soleil et une bouvière, poisson dont la particularité est de se reproduire dans un mollusque. Petites déception, surtout pour les curieux, quelques gros poissons ont été vus sans pouvoir les attraper. « Nous avons trouvé énormément de petits poissons blancs, ce qui démontre l’effet pouponnière de la roselière. » expliquait Gaël Durbe, l’ingénieur de la Fédération de pêche. Ces alevins profitent de cet espace particulier pour grossir dans des eaux chaudes et riches en nutriments. Devenus grands, ils repeupleront la Garonne. « La capture d’un petit sandre est très bon signe car cette espèce devenait rare dans le plan d’eau. Cela prouve que le sandre peu se reproduire à nouveau dans la Garonne » soulignait Laurent Roubiou, Président de l’association de pêche de Rieux.

Avec les roselières de Salles/Garonne et de Carbonne, c’est un ensemble de pouponnières qui ont ainsi été aménagées sur ce plan d’eau de Garonne grâce au Programme piloté par le SIVOM des plaines et coteaux du Volvestre avec les communes riveraines, l’Agence de l’Eau, l’Etat, la Région et EDF.