Une réussite scénique orchestrée par Sylvian Meschia et Tardif

Il y avait une foule considérable au vernissage de l’exposition consacrée à « Martres Tolosane ». Autour de Carole Delga présidente de région et instigatrice de l’événement en tant que martraise, de nombreuses personnalités avaient tenu à être présentes. Monsieur le Sous Préfet de Muret représentait Pascal Mailhos Préfet de Région retenu au dernier moment pour des impératifs de sécurité.

Gilbert Tarraube maire de la commune devait nous retracer non sans poésie, l’histoire de cette exposition. Il décrit la richesse du patrimoine de Martres Tolosane qui a pu être mis en valeur par les talents scéniques de Sylvian Meschia aidé de son ami Tarif.

Carole Delga et Sylvian Meschia soulignait que c’est leur amitié et leur amour commun pour la culture qui était le socle de cette belle aventure même si quelques échanges verbaux ressemblaient parfois à du Michel Audiard. Ce désir de réveiller le beau et le merveilleux fut le dénominateur commun pour réussir cette exposition qui sort des sentiers battus. A la fois implantée dans un jardin et dans les salles d’exposition, « Martres Tolosane » nous décline son histoire à travers le temps.

« Meschia revient au grand presbytère, sans son œuvre céramique et graphique, mais pour nous émerveiller une nouvelle fois en mettant sa créativité au service d’un hommage sincère et poétique à la cité martraise et à son riche patrimoine. L’installation proposée semble là depuis toujours et nous fait dire : pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? La magie s’installe dès l’entrée ; en conviant son ami Alain Tardif à l’accompagner pour agencer l’espace, il invite le merveilleux dans le quotidien.

Alors sous les doigts de ce magicien-décorateur et de son équipe, apparaît un monde d’une liberté joyeuse, où le vrai trompe le faux, où le réel et l’imaginaire dialoguent dans une langue universelle et accessible, où les mariages les plus improbables semblent dans l’ordre naturel des choses. Le marbre, l’argile et le feu ont façonné l’histoire de Martres. Les bustes de la villa Chiragan deviennent un jeu de miroirs où les reflets d’un art actuel se mêlent à l’époque antique. Le sculpteur Lartigue ré-interprète les bustes des empereurs romains et s’instaure un dialogue entre ces nouvelles œuvres et les somptueuses et chatoyantes faïences anciennes. La Vénus de Martres croise celle de Lespugue ; les masques de Bacchus répondent aux bisons du Tuc d’Audoubert et les mains de Gargas laissent leurs traces d’ocre sur les murs du presbytère.

Au jardin, règne l’esprit villageois. Il est question de tomates et d’amphores cassées, de sorcières, de vieilles épaves, d’animaux empaillés, de petit cimetière paisible et nostalgique, d’un coq qui chante avec l’Ibis, de cabanon aux allures d’atelier abandonné, imaginé par le plasticien Djebel.

Ces influences mêlées prennent vie dans une paisible chimie amoureuse sous le regard de Meschia chef d’orchestre. »

 

Exposition ouverte jusqu’au 31 décembre 2016.

OUVERT TOUS LES JOURS à partir de 10h.
Entrée libre et gratuite
http://www.tourisme-martres-tolosane.fr/
Tél : 05 61 87 64 93