Clélia  fait partie de ces trentenaires qui s’intéresse à Nuit Debout pour le caractère novateur de cette nouvelle forme de démocratie. Titulaire d’une licence en ethno / anthropologie, elle exerce le difficile métier de « journaliste web » et d’enquêtrice. Nous l’avons rencontré lors d’une soirée au Capitole et nous avons décidé de lui donner la parole ou plus exactement de l’autoriser à écrire des papiers dans Petite République .com. Selon ses propres expressions , « Nuit Debout est un mouvement inédit qui émane du peuple. Le fonctionnement de ce nouveau type de contestation est particulier. »

« « « Réunis autour de la volonté commune d’exprimer leur désaccord profond avec les politiques menées par l’actuel gouvernement, et en particulier avec la loi travail, les participants au mouvement #Nuitdebouttoulouse ont pris place au Capitole. Constitué dans un esprit d’ouverture, ce mouvement s’organise autour de commissions et d’ateliers dont les thématiques peuvent être proposées par chacun des participants. Les unes se chargent de réfléchir à l’organisation du mouvement, à la manière de le développer. Toutes les sensibilités peuvent s’exprimer et les divers points de vues s’échanger. Les autres s’attachent à faire émerger des idées, à débattre et à proposer des actions, avec cette même volonté de dialogue et d’ouverture.

On réfléchit à un autre modèle de société, on s’interroge sur l’éducation, sur l’écologie, sur le travail, sur la parité. Le mouvement se saisit des débats actuels et entend faire émerger des propositions alternatives, soucieuses de l’intérêt de chacun. Peu à peu les choses s’organisent, de nombreuses villes  se joignent à la contestation en créant leur Nuit Debout et des liens se tissent entre ces groupes. On parle également de convergences des luttes et l’on se retrouve pour s’organiser. Si la loi travail est l’élément qui est à l’origine de cette mobilisation, d’autres aspects qui font consensus sont également abordés.

En ce mercredi 27 Avril 2016 ( mercredi 58 Mars 2016 ), Jean-François Copé présent à Toulouse, pour assister à une réunion avec Les Républicains dans le cadre de la campagne des primaires de la droite, a effectué un passage éclair au Capitole, et rendu visite aux deboutistes toulousains. Nuit Debout saisissant l’opportunité s’est invité à cette réunion. Parvenant à échanger quelques mots avec les représentants présents sur place, certains des participants se sont installés sur le parvis de la salle du Sénéchal où se tenait la réunion afin de poursuivre les débats qu’ils avaient entamé plus tôt sur la place du Capitole. En agissant de la sorte, ils ont pu montrer en quoi consistaient les discussions tenues à Toulouse. A l’issue de cette démonstration, les débats se sont poursuivis. Gageons que les politiques auront pris note des spécificités de ce mouvement et qu’ils s’essayeront à l’exercice des 2 minutes de temps de parole devant une assemblée générale dont le fonctionnement repose sur l’écoute et le respect d’autrui.

Ni le froid, ni la pluie n’auront eu raison de la détermination des participants. La pérennité de ce mouvement dépendra de la volonté et de résistance de chacun d’eux. » » »

Clélia Boumghar