Rieux Volvestre, la ville-cité fédératrice d’une volonté commune inventive

 

C’est à l’occasion de la parution du guide Michelin « Les 100 plus beaux détours de France » que Maryse Vezat, maire de Rieux Volvestre mais aussi première vice présidente du conseil départemental de la Haute Garonne, chargée du tourisme, donnait une conférence de presse dans les locaux de l’office de tourisme de la ville cité.

Pour l’occasion, elle avait réuni tous les acteurs du territoire du Volvestre concernés par le tourisme avec cette idée que seul on est rien et qu’ensemble on peut tout faire. Un prétexte pour lancer une nouvelle dynamique consciente que le Volvestre présente de nombreux atouts.

Durant son exposé, Maryse Vezat devait expliquer que si le classement d’un site est quelque chose de compliqué, il a l’immense avantage de protéger. Certes les richesses patrimoniales sont un vrai atout mais elles ne sont pas suffisantes en soi. Elles font partie d’un tout. A cet égard, les fêtes du papogay viennent d’être classées dans le patrimoine national immatériel. Un territoire doit être promu s’il veut être visible. Il est donc nécessaire de se servir de deux outils indispensables : La communication et le travail en synergie. « Il est évident que l’on ne fait rien sans communication et qu’il est indispensable de s’inscrire dans une dynamique au delà du local » condition sine qua non pour augmenter une visibilité au niveau national ou international

Le label est un des moyens mais la stratégie consiste à en trouver d’autres de promotion notamment qui ne grèvent pas les budgets des collectivités locales qui ne peuvent assurer à elles seules des coûts exorbitants.

Le label « les 100 plus beaux détours de France » est un outil promotionnel d’une grande efficacité qui s’inscrit parfaitement dans cette logique mais qui comporte des exigences de qualité. A l’heure du numérique et des réseaux sociaux, la médiocrité ne pardonne pas. Tout le monde doit être conscient qu’il doit donner le meilleur de lui même s’il veut la réussite. La carte Michelin « des plus beaux détours de France » propose des itinéraires pré-établis qui passent par Rieux et Revel, deuxième ville labellisée en Haute Garonne mais également par le Mas d’Azil dans l’Ariège.

Actuellement le touriste ne fait que passer. Il est donc nécessaire de mettre des produits en place et de travailler en synergie pour faire en sorte que les visiteurs de la cathédrale de Rieux, du village gaulois ou autres richesses du territoire fassent étape pour au moins une nuit sur le territoire. « Il faut être imaginatif, inventif et créatif » précisait Maryse Vezat.

Le chemin de Saint Jacques de Compostelle « Via Garonna » reliant Toulouse à Saint Bertrand de Comminges s’inscrit dans cette logique avec une ouverture en juillet 2017. Rieux Volvestre devrait être consacrée ville étape mais c’est tout un territoire qui en bénéficiera. A cet effet Jean Micoud directeur du comité départemental du tourisme de la Haute Garonne réunira par secteurs toutes les parties prenantes du projet (hébergeurs, produits locaux etc…). Via Garonna sera doublée d’ici 3 ou 4 ans par un parcours cyclable qui comporte à l’heure actuelle de nombreux « trous ». Les espagnols du Val d’Aran seront également partie prenante dans ce projet. Le conseil départemental travaille aussi sur un parcours qui relie la Méditerranée à l’océan atlantique et qui passera par la Haute Garonne.

Jean Luc Blanchard, directeur du village gaulois apportait sa pierre à l’édifice en faisant part de son expérience professionnelle en proposant quelques pistes de réflexions très pragmatiques.

A l’issue de ce point presse, il est apparu comme une évidence que le tourisme serait la priorité de Maryse Vezat, pour le département, pour le territoire du Volvestre et pour sa commune de Rieux.

Une volonté politique

Durant l’année 2016, de nombreuses situations vont évoluer. Au premier janvier 2017, la communauté des communes va prendre la compétence « tourisme » sous la vice-présidence de Michel Audoubert. S’oriente-t-on vers un projet ambitieux qui, au delà de la fusion des trois offices de tourisme, mettra en oeuvre un projet imaginatif, créatif et inventif ou bien cette compétence se limitera-t-elle à une simple gestion de fait dénuée d’ambitions pour le territoire ? Qui construira les produits à mettre en place pour faire rester les touristes sur le Volvestre et qui coordonnera l’ensemble ? Commune, communauté de communes ou département ? Un grand chantier à mettre en œuvre par d’abord une vraie volonté politique d’un territoire qui devra donner du sens à cet engagement. Viendra ensuite le temps des fonctionnaires territoriaux dont on sait qu’ils possèdent les compétences pour mener à bien ce défi des dix prochaines années. Il va falloir apprendre à travailler ensemble, se faire confiance et montrer un dynamisme sans faille. La réussite sera porteuse de création de nombreux emplois et montrera le dynamisme d’un territoire qui possède sans nul doute de vrais atouts en tant que poumon vert de la ville de Toulouse.