De gros moyens engagés et une « happy end »

Tout était calme en cette fin de matinée dans ce petit village de Beaumont sur Lèze. Une journée ordinaire où chacun vaque à ses occupations et où l’on ne se doute pas que l’extraordinaire peut arriver à tout moment.

Monsieur P., personne âgée de 87 ans, vit chez sa fille qui s’occupe bien de lui. Diminué physiquement, il est atteint comme nombre de personnes de son âge, d’une maladie qui l’isole et le mure parfois dans son monde. Une pathologie compliquée pour les malades et les familles.

Comme à l’accoutumé, il reçoit les soins de l’infirmier qui quitte le domicile vers 11 heures 30. Lorsque la famille revient quelques instants plus tard, il a disparu. L’effroi, la peur qui s’installe et les reproches que l’on s’adresse avec le chapelet des si … Vite on organise soi même les premières recherches persuadé, en raison de son état, qu’il n’a pas pu aller très loin et que l’on va le retrouver sain et sauf. On cherche partout, on appelle mais c’est le silence qui revient en écho. L’inquiétude grandit et il faut se rendre à l’évidence des moyens complémentaires sont nécessaires. « Allo la gendarmerie, je voudrais vous signaler…. ». Ne vous inquiétez pas Madame, on va … »

De gros moyens déployés : Faire vite pour sauver une vie

Aussitôt averti, le Capitaine Campourcy commandant la communauté de brigades du Volvestre engage tout son effectif disponible. L’équipe cynophile de permanence est immédiatement mobilisée de même que l’hélicoptère gendarmerie équipé d’une caméra thermique. Les renforts DSI composés des gendarmes mobiles de l’escadron d’Orléans actuellement logés à Seysses sont envoyés sur zone.

Le Capitaine Hernandez, adjoint au commandant de compagnie de Muret prend la coordination des secours. Monsieur Pascal Bayoni maire de Beaumont sur Lèze et ses adjoints sont également présents sur site. Ils participeront aux recherches et feront appel avec succès à une participation citoyenne. Un vingtaine de riverains et un garde chasse se mettront à la disposition des autorités.

Le maitre chien et l’hélicoptère commencent leur travail avec méthode et minutie. Une espérance pour la famille de voir retrouver leur être cher rapidement. Des longues minutes qui mélangent espoir et peur. Ce bruit de l’hélicoptère qui tourne au dessus des têtes et ce chien mené par son maitre qui a disparu dans la nature. « Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé… » Ce temps qui s’écoule où chaque seconde semble interminable.

Et puis il faut se rendre à l’évidence, malgré les moyens engagés, monsieur P… n’a pu être localisé. L’hélicoptère et l’équipe cynophile n’ont pu repéré la personne disparue. Là où la machine et l’animal n’ont pu vaincre, ce seront aux hommes de faire la mission.

Des moyens humains toujours indispensable

Trois patrouilles gendarmerie et trois autres patrouilles mixtes composées des participants citoyens et de gendarmes ratissent la zone définie par le chef du dispositif. On fouille chaque centimètre carré, on appelle et on appelle encore espérant que l’on entendra en retour un faible « Je suis là ». Ne pas perdre espoir et surtout le retrouver avant la nuit.

Et puis, peu avant 18 heures, alors que l’inquiétude grandit et que le doute commence à s’installer un message à la radio gendarmerie qui claque comme une délivrance «Nous venons de retrouver P…, il est saint et sauf » Des larmes de soulagement, des visages qui s’illuminent, et des regards échangés qui se suffisent à eux même. C’est une équipe mixte DSI gendarmerie/participants citoyens qui l’ont découvert à 500 mètres du lieu du domicile. Monsieur P.. désorienté avait chuté dans un travers et n’était pas capable de se relever. Immédiatement pris en charge d’un point de vue médical, il sera reconduit à son domicile.

 

Ces happy end que l’on aime tant : une famille soulagée, des bénévoles heureux d’avoir pu aider des habitants de leur village dans la difficulté et ce sentiment du devoir accompli pour les gendarmes.

 “Tout est bien qui finit bien”, souligne Pascal BAYONI maire de Beaumont sur Lèze qui tient à témoigner “des importants moyens logistiques et du savoir-faire de la gendarmerie, mais également d’un véritable élan de solidarité de la population. En quelques minutes et quelques coups de fil, une trentaine de volontaires se sont mis à disposition pour quadriller le secteur, participant ainsi à cet heureux dénouement. Un grand ouf de soulagement a pu être poussé, et c’est bien là l’essentiel.”