Quand les opposants à l’implantation de l’usine Chimirec ont été reçus à la sous-préfecture de Muret, le préfet avait déjà signé ! L’association ENVIEMUR avait été conviée vendredi 28 en fin d’après-midi à une réunion ce lundi 1er juillet à 17 heures.

C’était, comme ils l’appréhendaient, pour apprendre que le préfet de Région et préfet de Haute-Garonne avait signé le matin même l’arrêté autorisant « l’exploitation, par la société CHIMIREC SOCODELI, d’une installation de collecte et de tri, transit et regroupement de déchets à Muret. ». C’est pour cela qu’ils avaient appelé à un rassemblement devant la sous-préfecture pour informer leurs soutiens.

Pour atténuer l’impact vis-à-vis des opposants et des riverains, l’arrêté prévoit une réduction de plus de 30 %, pendant deux ans des quantités maximales de déchets stockées, par rapport à la demande initiale de l’exploitant, ainsi qu’une limitation de l’activité, pendant cette même période, aux seuls déchets provenant de l’activité automobile.

Le maire de Muret, André Mandement, n’a pas tardé à réagir et  promet « d’aller jusqu’au bout » pour empêcher l’implantation de Chimirec sur sa commune. Comme il l’a précisé, « il y a sans doute anguille sous roche, il y a peut-être des produits qui pourraient être stockés et qui n’étaient pas prévus au départ » puisque dans la demande de permis de construire il est écrit « Et tout autre déchet » sans précision. Quant au collectif  ENVIEMUR, il va accentuer la médiatisation du dossier et réfléchit aux procédures juridiques envisageables.

On peut donc penser que les premiers déchets stockés sur ce site ne sont pas encore là.

Pour rappel : http://www.petiterepublique.com/2018/06/11/toujours-dimplantation-de-chimirec-a-muret/

http://www.petiterepublique.com/2019/06/30/lassociation-enviemur-contre-lusine-de-stockage-chimirec/