72H, Le roman de Matthieu Biasotto, un auteur Montesquivien.

Matthieu Biasotto est un auteur de trente cinq ans. Il a dernièrement écrit 72H. C’est un Toulousain de souche. Lui, sa femme et ses trois enfants, vivent aujourd’hui à Montesquieu Volvestre. Si écrire est son métier, il a d’autres hobbies comme la photo, la peinture… Des activités toujours artistiques, mais qui ne prennent que peu de place dans son planning. En effet, des milliers d’heures sont nécessaires à Matthieu pour écrire un roman. Un travail qui porte ses fruits puisque à ce jour, c’est son quinzième ouvrage qu’il crée dans son atelier. Mais si pour lui, l’écriture est une passion, elle n’a pas toujours été une vocation. Avant de se consacrer à ses livres, Matthieu était graphiste. Même s’ il était dans une carrière de graphiste indépendant, il ne se sentait pas libre. Il y avait toujours un besoin de créer encore plus.

De graphiste à écrivain.

A l’approche de la trentaine, il se lance avec son père dans le projet d’un premier roman. Son père, il le voit écrire depuis qu’il est enfant. Il est une source d’inspiration. Ils se lancent donc dans un quatre mains. Matthieu se prend au jeu. Malgré son manque de technique à l’époque, il termine, malheureusement seul, son premier livre. « Un jour d’avance » sort par le biais de l’auto-édition, sur Amazon. Déjà, il rencontre un franc succès.

L’engrenage est lancé. L’artiste tourne en rond dans le milieu du graphisme. Il pense déjà à sa prochaine histoire. « A partir de là je suis mordu. J’ai envie d’écrire » Au travers des réseaux sociaux, il se fait ses premiers lecteurs fidèles avec « Kraft ». Alors, tout s’accélère.  « Le supplément d’âme » fait plus de 35 000 lecteurs sur Amazon. C’est ainsi que des maisons d’éditions le repèrent. Ses livres plaisent, c’est déjà une belle victoire. A partir de ce moment, Matthieu édite ses œuvres via une maison d’éditions, une méthode plus classique, mais il conserve également l’auto-édition. « J’aime les deux façon d’éditer, elles sont très intéressantes. Mais j’ai quand même un léger penchant pour la liberté de l’auto-édition. »

Voici aujourd’hui trois ans qu’il est auteur à temps plein. C’est ce métier qui le fait vivre. Matthieu en est très heureux. C’est un véritable plaisir d’exercer dans sa passion, mais surtout de pouvoir profiter de sa vie de famille.

La vie à Montesquieu.

On peut se demander comment un auteur Toulousain a pu se perdre dans le petit village de Montesquieu-Volvestre. Nous lui avons donc posé la question.

« Pour la petite anecdote, ma femme et moi vivions avec nos deux enfants dans une maison. La maison n’était pas bien grande. Quand ma moitié est tombée enceinte du troisième, la maison du coup, n’était plus du tout assez grande. Il a fallu en trouver une autre. Je ne connaissais pas ce coin. Mais je suis tombé amoureux de cette maison à Montesquieu. »

Quelque temps plus tard, Matthieu se rend à Muret pour une séance de dédicace.  http://www.petiterepublique.com/2018/11/26/la-librairie-lattrape-reves-tout-change/

A nouveau un succès. Visiblement, il y avait du monde. L’auteur comme la bibliothécaire en sont satisfaits. « Je le referai. C’est enrichissant de faire un lien avec les lecteurs. Je pense qu’on attire beaucoup les lecteurs qui nous ressemblent. »

Un style qui lui appartient.

Matthieu Biasotto possède un style bien à lui dont on dit qu’il est reconnaissable au bout de quelques paragraphes. Il aime particulièrement le » thriller psychologique ». Il n’y a pas de sang dans ses romans, ou du moins très peu. « Je déteste la violence gratuite. » Pour lui, le thriller c’est beaucoup de suspens, un peu de fantastique, de la mélancolie mais aussi une touche d’existentiel. Cela amène souvent à un retournement de situation qui peut surprendre à chaque instant le lecteur.  Des phrases courtes, parfois sans verbe. Mais si Matthieu devait lui même se définir, il dirait: « Je n’aime pas ces mots « auteur » « écrivain »… je suis seulement un « créatif ». »

72H.

Son dernier ouvrage « 72H », est sorti le 19 octobre dernier. Dans ce roman, l’auteur aborde deux grands thèmes. Il soulève deux questions qui lui tiennent à cœur: La responsabilité de l’adulte en tant que parent, mais aussi les dangers et les pressions que subissent les jeunes au collège. Un sujet malheureusement toujours d’actualité. L’histoire se passe à Saintes en Charente. Un enfant disparaît d’un collège huppé. Cet enfant est particulier mais possède aussi des facultés de mémorisation. Il disparaît donc de ce collège dans lequel il subissait beaucoup de pression. On découvre alors que dans son téléphone, il y a un contenu compromettant. Il faut retrouver l’enfant. Vient alors un parallèle entre une mère (issue d’un milieu défavorisé, prête à tout pour que les choses s’arrangent) et les intérêts d’autres personnes, gênées que l’on puisse découvrir leur terrible secret.

L’auteur explique avoir passé plus de temps sur le plan de ce roman, que sur ceux des autres. « C’est la première fois que je me fais aider. J’ai demandé conseil pour les procédures à un gendarme de Carbonne. Maintenant c’est un ami. » Mais avec ce « créatif », le lecteur n’est pas au bout de ses surprises. En effet, Matthieu Biasotto, jamais en panne d’inspiration, affirme aimer stupéfier son public.

« J’adore les gros retournements de situation. Je n’écris pas un seul livre sans « twist ending » . »

Le site de l’auteur: https://matthieubiasotto.com/?fbclid=IwAR2B8zAL9zVsma_xJEGJizqwxFPJs-iOjPhJwWPOkicXyPR-UTuR4Ov6wyE