Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire de Toulouse et Maguelone Pontier, jeune directrice du MIN (Marché d’intérêt national) de Toulouse sont venus visiter les abattoirs du Comminges, en présence de quelques producteurs.

En effet l’abattoir de Saint-Gaudens et de Boulogne sur Gesse sont les seuls du département. A l’heure où l’on parle de circuit court, de production de qualité et locale, ils suscitent l’attention des politiques de la métropole toulousaine et des marchés toulousains. Bien sûr dans le Comminges cette attention particulière est vue comme une reconnaissance de la qualité des installations et des productions locales. Il faut savoir que la certification du veau sous la mère est née dans le Comminges et concentre le plus grand nombre de producteurs des Pyrénées. En effet Toulouse affiche la volonté de fournir les cantines et la restauration de produits de qualité et de proximité, le piémont pyrénéen répond à ce projet.

De plus le marché toulousain dont la population augmente d’environ 20 000 personnes chaque année est en demande de produits de qualité. Cette clientèle a un pouvoir d’achat élevé. La production commingeoise pourrait donc satisfaire ce besoin. Toutefois, même si tout semble avancer dans le bon sens, Paul Fontan directeur de l’abattoir de Boulogne et Eric Barnay, directeur de Saint-Gaudens ne veulent pas crier victoire trop vite. En effet déjà par le passé de tels souhaits avaient été exprimés sans résultats.

Pour Paul Fontan : « Il faut voir leurs conditions, il ne s’agit pas de vouloir uniquement les morceaux nobles et de nous laisser les bas morceaux difficiles à écouler. Quels seront leurs prix ? » De même Eric Barnay exprime la même inquiétude : « Il ne s’agit pas de fournir les quantités si c’est pour mettre en péril notre équilibre financier. »Une visite donc en demi teinte qui attend les propositions des marchés toulousains.

Un buffet de produits locaux a clos la visite.