Nous venons d’élire un nouveau président. Quel est votre sentiment ?

Après une longue campagne difficile et éprouvante, je tiens à féliciter notre nouveau président Emmanuel Macron qui porte en lui beaucoup d’espoir pour la France et l’Europe. Toutefois dans son programme, pour le moins libéral, de nombreux points d’ombre apparaissent par rapport à mes valeurs et mes idéaux. En nommant un premier ministre de droite, il ne fait que confirmer que nous devrons être extrêmement vigilant et attentif quant à la politique proposée. Si il est d’un autre temps de faire de l’opposition systématique et dogmatique, il est toutefois indispensable que l’assemblée nationale soit à même de lui rappeler que la France doit être sociale et se montrer égalitaire dans les droits. J’inscris donc ma candidature dans cette perspective constructive avec simplicité et humilité.

Que comptez vous faire ?

Comme le disait si bien Bernard Lavilliers « il va falloir travailler et travailler encore » et tous ensemble pour que puisse renaitre le temps de l’espoir retrouvé. Rappelons nous la légende du colibri chère à Pierre Rabhi qui s’activait sans cesse pour faire sa part du travail en éteignant un incendie avec quelques gouttes d’eau. Ayant foi à notre destin et battons nous sans relâche comme le colibri. Il n’y a aucun combat perdu d’avance. Notre principal ennemi c’est nous même.

Nous devrons lutter encore plus efficacement contre la précarité des plus démunis d’entre nous. N’oublions jamais d’où nous venons. Entendons et surtout écoutons ceux qui souffrent avec de maigres salaires ou des revenus de subsistances. Comprenons qu’ils ont le spectacle affligeant de l’argent facile dont bénéficie certains sans même travailler parfois ! Croyons qu’il est devenu temps que la redistribution équitable des richesses ne demeure pas qu’une utopie.

Oui je crois au service public de proximité, à l’égalité des chances, à l’accès aux soins pour tous, à la formation et à une culture ciment indispensable pour notre vivre ensemble. Pour garantir cette équité de nos territoires, nous avons besoin de nos dévoués fonctionnaires et je ne veux pas qu’un grand nombre d’entre eux disparaissent dans la violente spirale du néo libéralisme.

Les français sont fatigués par les politiciens. Que faire ?

Nous devons être sans aucune concession sur tout ce qui touche à l’éthique, à la morale et à la déontologie pour retrouver la confiance des français. Je m’appliquerai bien entendu cette exemplarité si je suis élue députée. L’une de mes premières actions sera d’ailleurs de remettre à plat l’attribution de la réserve parlementaire avec un soucis permanent de transparence et d’équité.

Il est maintenant temps de changer notre manière de faire de la politique car c’est une exigence absolue des français. A l’image de l’exemple de Georges Meric dans le département de la Haute Garonne, nous devons remettre le dialogue citoyen au centre de nos préoccupations.

Le parti socialiste est dans un situation très difficile. Les électeurs vont-ils vous faire confiance ?

Le parti socialiste qui nous a été transmis par les illustres Jaurès et Blum doit vivre et retrouver sa force. Il est indispensable à l’équilibre de la démocratie française et le réduire à néant pourrait avoir des conséquences insoupçonnées. C’est pour cela que je serai fière de porter cet héritage devant les électeurs de la 7° circonscription afin de mieux les défendre si je suis élu à l’assemblée nationale. Là où il y a la volonté, il y a un chemin. Charlie Chaplin disait d’ailleurs : « L’obstination est le chemin de la réussite » Soyons obstiné.