Dans la nuit de vendredi à samedi, il était aux environs de 4 heures du matin lorsque 4 individus, gantés et cagoulés, font irruption au domicile de madame X… chef caissière au magasin Netto de Carbonne.

Un réveil en sursaut pour cette famille sans histoire et la peur qui s’installe à la vue de ces malfrats qui semblent très déterminés.

Des moments auxquels personne n’est préparé, des moments où l’on se croit dans un mauvais rêve ou dans un mauvais film de série B.

Pourtant c’est bien la réalité qui est en train de se jouer. Le cœur se met à taper fort, les mains tremblent et la panique est prégnante. On déroule sa vie à l’envers et l’on est terrifié surtout pour les enfants présents. L’instinct de survie qui prend le dessus et ne rien faire pour mettre la vie des siens en danger.

La famille gardée en otage au domicile
Très rapidement, la situation s’éclaircit. Selon toute vraisemblance, l’un des agresseurs explique avec détermination, ce qu’il attend de cette femme apeurée qui porte à cette occasion une responsabilité écrasante. Pendant que deux complices garderont sa famille au domicile en otage, les deux autres se rendront au magasin Netto à Carbonne pour y dérober le contenu du coffre ouvert sous la contrainte par l’employée séquestrée.

Un deal inhumain, auquel on ne peut se soustraire pour éviter le pire en espérant que tout pourra finir bien à la fin mais sans en avoir aucune garantie.

Emmenée de force dans sa propre voiture
Madame X est emmenée de force dans sa propre voiture au magasin Netto à Carbonne. Durant le trajet, elle pense à sa famille restée à la maison comme otage. Alors contrainte et sans qu’elle en est le choix, elle va s’exécuter, la peur au ventre mais consciente que c’est le seul moyen de sauver les siens. Les deux malfrats feront main basse sur le contenu du coffre. Après avoir prévenu l’équipe qui détenait la famille qu’elle pouvait les relâcher, ils s’enfuiront à bord de la voiture de la caissière et disparaitront dans la nuit. Aucune violence physique ne semble avoir été effectuée à l’encontre des victimes. Vite s’assurer que sa famille va bien, car là est l’essentiel, et donner l’alerte. Des gyrophares bleus vont déchirer l’obscurité, des gendarmes qui vont d’abord rassurer les victimes puis mettre tout en œuvre pour retrouver et déférer à la Justice ces criminels réputés dangereux. Une enquête minutieuse, longue et difficile Dès l’alerte, le Capitaine ADELIN, officier de permanence à la compagnie de Muret, va engager tous les moyens disponibles en accord avec le centre opérationnel de Toulouse. Les techniciens en identification criminelle du groupement de gendarmerie sont immédiatement dépêchés sur place pour effectuer les constatations et les prélèvements qui s’imposent. Des recherches seront menées pour tenter de retrouver en vain le véhicule volé et ses occupants. Dans la matinée, il semble que ce soit la brigade des recherches de la compagnie de Muret qui ait été saisie de l’affaire. Contactée la gendarmerie s’est refusée à tout commentaire sur l’enquête en cours.

Des pleurs, des larmes et de la solidarité Au petit matin lorsque madame X.. est revenue en compagnie des enquêteurs au magasin, les autres employés étaient dejà présents pour préparer l’ouverture retardée. Une scène déchirante où toute l’équipe « Netto » s’est spontanément serrée les uns contre les autres pour former un seul bloc, dur comme du marbre, dur comme l’espoir de vie. Les mains serraient forts pour communier dans l’empathie conscient qu’un drame avait été évité. Des larmes de solidarité, des larmes de peur, des larmes humaines tout simplement.