Vendredi 25 septembre 2026, la Journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives a donné lieu à une cérémonie commémorative devant la stèle mémorielle érigée au cimetière de Saint-Gaudens.
Depuis 2003, la journée du 25 septembre a été instituée en reconnaissance des sacrifices consentis et des sévices subis par les harkis et personnels des diverses formations supplétives et assimilés du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962.
A noter la présence des autorités civiles et militaires, le maire de la ville, les commandantes de gendarmerie et de police, les représentants des Ordres nationaux et médaillés militaires, des associations de combattants, des associations patriotiques, et de leurs porte-drapeaux. La sous-préfète de Saint-Gaudens Laure Lebon a lu le message d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants: «Aux cotés des militaires de carrière et des appelés, ils (les harkis et membres des formations supplétives), partagèrent les patrouilles, les nuits de garde, les marches dans les djebels et le danger. Beaucoup y laissèrent la vie.
La France doit cet hommage à ces combattants et à leurs familles, laissés sur place, alors que les appelés repartent en métropole, et que la guerre prend fin. Seuls, ils feront face aux déchainements de violences, d’exactions, de tortures et de représailles.
Une partie d’entre eux parvint à gagner la France, souvent grâce à des officiers restés fidèles à leurs hommes, parfois au mépris des ordres. Dans l’exil, beaucoup connurent les camps, et les hameaux de forestage, dans des conditions indignes. Ils y firent preuve, une fois encore, d’un courage remarquable.
La France doit aussi cet hommage aux femmes, aux épouses, mères, sœurs qui ont partagé la peur, l’exil et le déracinement. La Nation doit cet hommage légitime à ses combattants harkis. Car ils étaient soldats de France».





