C’est à l’initiative du Procureur de la République de Saint Gaudens, Christophe Amunzateguy, qu’une réunion était organisée ce jeudi 16 septembre à l’auditorium. « Un procureur ne doit pas être enfermé dans un bureau. Il doit aller au-devant de la populations. »
La cheffe d’escadron Cécile Charras-Dupont, commandante de la compagnie de gendarmerie de Saint Gaudens, Julien Raux adjudant-chef, commandant de la brigade de gendarmerie de Montréjeau et Jérôme Baron, maire de la commune participaient également aux échanges.
La salle de l’auditorium était comble. On pouvait y voir de nombreux maires des communes voisines.
Christophe Amunzateguy prend la parole durant une demi-heure pour présenter le tribunal, ses priorités, ses résultats.
« Il n’y aura pas de sujet tabou », annonce le Procureur. Par contre, les questions personnelles ne seront pas traitées. Elles pourront l’être à la fin de la réunion. »
Il fait l’historique du tribunal de Saint Gaudens avec sa réouverture en 2014. « Le tribunal a retrouvé tout son dynamisme. » Il affirme que les délais de traitement des affaires est extrêmement court, de 4 à 5 mois pour une moyenne nationale de 8 à 12 mois.
« La justice de proximité n’est pas une justice bradée. Des mesures alternatives sont proposées pour rechercher l’apaisement. Le taux d’affaires classées sans suite est très faible, environ 2% (moyenne nationale 10 à 15%. »
Violences aux personnes et sécurité routière sont prioritaires
Les violences intrafamiliales, sexuelles, sur des mineurs ou des personnes âgées, sont priorisées par Christophe Amunzateguy. Tout comme la sécurité routière. A ce sujet, des actions sont menées conjointement avec la gendarmerie.
En cinq ans, les procédures sont passées de 5 000 à 7 200.
Même si le tribunal fonctionne bien, le Procureur regrette l’absence d’un tribunal pour enfants.
Parmi les interventions du public, celle d’un commerçant qui dénonce quatre ou cinq points de deal sur la commune, avec comme ressenti « une insécurité totale » (agressions). Il dénonce également des plaintes non traitées ou des délais de traitement très longs. Comme pour les élus, ce commerçant aura accès à une boîte mel directe. « Je priorise l’humain à la drogue. » Jérôme Baron décrit les faibles moyens dont il dispose. Par contre, il assure que la vidéo surveillance est en fonction. Une vidéosurveillance qui trouve son utilité auprès de Cécile Charras-Dupont.
La gendarmerie restera-t-elle à Montréjeau ?
Le maire revient ensuite sur la gendarmerie. Longtemps laissée à l’abandon et non entretenue par la précédente municipalité, elle a vu ses gendarmes obligés de loger dans un camping durant plus de trois mois. La commandante confirme et ajoute que l’ancienne municipalité n’a jamais proposé de terrain pour la construction d’une nouvelle gendarmerie comprenant également des logements. Des communes alentour étaient sur les rangs, tout comme la Communauté de communes qui propose un terrain à Ausson. Le nouveau maire, Jérôme Baron a proposé un terrain il y a trois mois. En tout état de cause, la décision sera prise avant l’élection présidentielle. La mise en service en 2035. Et elle sera ouverte tous les jours.
On a parlé également des marchands de sommeil. Jérôme Baron assure remettre en place le permis de louer.
Concernant les logements sociaux, un projet de casser la barre d’immeubles et construire de petits bâtiments, de réhabiliter des logements du centre-ville, est en cours avec l’OPHLM.
A plusieurs reprises, qu’il s’agisse du Procureur ou de la gendarmerie, les remontées d’informations sont essentielles, tant pour les délinquants de la route que pour les trafics de drogue. Et la commandante martèle que toutes les plaintes doivent être prises en compte par les gendarmes.
« On fait au mieux de nos capacités », lance l’adjudant-chef Raux. On ne résoudra pas tout du jour au lendemain. »







