La sincérité, la simplicité, et ce supplément d’âme
À Rieux-Volvestre, les fêtes de la Saint-Cizi n’essaient pas de faire de l’ombre aux grandes sœurs du Papogay. Elles suivent leur propre chemin, plus discret peut-être, mais traversé d’une lumière bien particulière. Ici, la fête votive n’est pas un spectacle qui s’impose : elle est une rencontre, un élan, un moment partagé où l’on se retrouve avec bonheur, où les regards se croisent, où les sourires circulent comme une évidence.
Tout cela n’existerait pas sans la générosité d’un petit groupe de bénévoles, qui donnent sans compter de leur temps, de leur énergie, et un peu de leur cœur aussi. Ailleurs, on parlerait d’un comité des fêtes. Ici, ce sont surtout des habitants attachés à leur village, des femmes et des hommes qui, par fidélité à leur terre et à leurs racines, font vivre une tradition commune. Chacun fait sa part, humblement, et c’est de cette somme de gestes simples que naît la beauté de la fête.
Il y a les visages familiers, les anciennes familles de Rieux-Volvestre, celles qui portent la mémoire du lieu, et puis les générations nouvelles, venues rejoindre cette grande ronde villageoise. Sur la piste de danse, les fauteuils roulants se mêlent aux pas des autres comme un rappel tendre et profond : on peut continuer à rire, à danser, à chanter, à aimer la fête, même lorsque le corps ralentit. Car la vérité, parfois, est ailleurs, dans ce lien invisible qui unit les uns aux autres.
Ce bel élan est soutenu par la municipalité, qui veille à préserver cette fête votive si précieuse. Et lorsque l’on voit Madame le Maire troquer l’écharpe pour le tablier, se faire serveuse avec simplicité et sourire, on comprend que l’esprit de la Saint-Cizi est aussi là : dans la proximité, dans l’accueil, dans l’attention donnée à chacun.
Puis vient le repas, simple et authentique, comme un moment de vérité partagée. Et lorsque l’orchestre entame ses premiers morceaux, la soirée prend son souffle. On se met à chanter les airs connus, à battre la mesure du bout des doigts, à suivre le rythme, à se laisser emporter par cette musique populaire qui réunit plus qu’elle n’exhibe.
Alors la fête prend toute sa dimension : une soirée douce, humaine, sincère. Une soirée où la simplicité n’est pas une faiblesse, mais une force. À Rieux-Volvestre, la Saint-Cizi ne ressemble à aucune autre. Elle a son cœur, sa chaleur, sa manière propre d’habiter le temps. Elle est, tout simplement, profondément Saint-Cizi.






