Maquis de Campels: une cérémonie commémorative pour célébrer un symbole de la Résistance en Comminges

Campels, samedi 18 juillet 2026, commémoration et transmission, photo de groupe des porteurs de gerbes.

Samedi 18 juillet 2026 a eu lieu la cérémonie commémorative de l’attaque avortée du maquis de Campels et de l’équipe interalliée «Jedburgh Bugatti» par les allemands. C’était le mercredi 19 juillet 1944.

Sur la commune d’Arbon, près de la stèle commémorative, cette cérémonie soutenue par l’historien Pierre Castel est renouvelée chaque année depuis 2016, à l’initiative des municipalités d’Arbon  et de Malvezie, rejointes par la toute nouvelle Association «Les Amis du Maquis de Campels» présidée par André Esparbes.

Le maquis de Campels fut l’un des plus importants de la région. Il était devenu un maillon de la Résistance en Comminges, dans les Pyrénées, et en France dans le cadre d’un plan interallié «Jedburgh» qui soutenait les maquisards en parachutant des armes et des hommes des services secrets américains, britanniques et français. Ainsi dans la nuit du 28 au 29 juin, sous le nom de code «Bugatti», trois militaires, le major américain Fuller avec  deux français, le capitaine Guy de la Roche et le sous-lieutenant Martial Sigaud avaient rejoint le maquis.

Ce 19 juillet 1944, les troupes allemandes bousculées depuis le débarquement en Normandie le 6 juin, soucieuses de «neutraliser les désordres naissants par la terreur», ont attaqué le maquis de Campels et sa centaine d’hommes. Ces derniers ont repoussé l’attaque en faisant une cinquantaine de tués et de blessés. En se retirant, les allemands ont incendié le hameau de Campels.

Les noms des résistants remémorés

André Esparbès a débuté la cérémonie en invitant les descendants de certains résistants à le rejoindre: Pierre Save dont la mère Denise Cazes avait prévenu le maquis de l’attaque allemande imminente, François de la Roche venu spécialement des États-Unis, Agnès Trey et sa famille, Raymonde Pène, Emilio Bautista sauvé à l’époque de l’incendie par ses parents qui l’avaient caché dans les bois.

L’historien Pierre Castel a justement rappelé les noms de près d’une soixantaine de maquisards, parmi lesquels Pierre Alibert, ancien chef des Corps-Francs des maquis de l’Ain,  Francis Strugo, responsable des maquis du sud de la Haute-Garonne, le capitaine Gesse, le commandant Marty…Une liste prolongée par le maire de Malvezie Stéphane Sans, avec les gens de son villages qui furent actifs et solidaires.

Un sentier de mémoire et de transmission encore à finaliser

Avec l’association «Les Amis du Maquis de Campels», les municipalités d’Arbon et Malvezie cultivent le souvenir de ces hommes et de leurs actions, pour les sauver de l’oubli. Elles militent ardemment pour la réalisation d’un authentique et précieux lieu de transmission. Elles espèrent la réalisation attendue depuis (trop) longtemps d’un sentier de mémoire qui entretiendra le souvenir de ces maquisards et de l’équipe interalliée Jedburgh. Le maquis de Campels, la réalité tragique d’une époque devenue une histoire intemporelle qui honore le Comminges.

 

Campels, samedi 18 juillet 2026, porte-drapeaux. Ils étaient au total treize à être présents.

Mots-clés :

Articles en relation :