Communiqué du groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) de la région Occitanie et le groupe Communiste, Ecologique et Citoyen (CEC) pour la Région Nouvelle-Aquitaine
Le groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) de la région Occitanie et le groupe Communiste, Ecologique et Citoyen (CEC) pour la Région Nouvelle-Aquitaine prennent acte avec satisfaction du courrier adressé par le Premier ministre aux présidents des deux Régions confirmant l’engagement financier de l’État dans la réalisation de la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest et son choix d’une réalisation sous maîtrise publique via un marché de conception-réalisation.
Cette annonce constitue une étape importante pour un projet structurant que nos deux groupes soutiennent depuis de nombreuses années aux côtés des collectivités territoriales. Elle est aussi le résultat d’une mobilisation constante des territoires pour obtenir de l’État les garanties nécessaires à la poursuite du projet.
Depuis l’origine, les élus communistes d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine défendent une conviction simple : une infrastructure ferroviaire d’intérêt national, relevant du bien commun, doit s’inscrire pleinement dans une logique de service public et ne peut dépendre des seules logiques de rentabilité financière du secteur privé.
Nous avons toujours considéré que le recours à un partenariat public-privé aurait conduit à renchérir le coût du projet, à affaiblir la maîtrise publique et à faire peser des risques supplémentaires sur les finances publiques.
Nous alertions sur les risques d’un PPP : augmentation des coûts pour les contribuables, transfert de ressources publiques vers des intérêts privés, perte de maîtrise collective sur une infrastructure stratégique et allongement des délais de réalisation. Le choix d’un financement public et d’un marché de conception-réalisation confirme que ces inquiétudes étaient fondées. Appuyé par plusieurs rapports, ce choix garantit une solution plus sûre, plus rapide et moins chère qu’un PPP.
Le choix annoncé aujourd’hui par le Gouvernement valide cette orientation. Il reconnaît également la pertinence des positions défendues depuis plusieurs années par les collectivités partenaires et leurs élus. Pour autant, cette décision ne saurait clore le débat. Après des années d’incertitudes, l’État doit désormais tenir pleinement ses engagements. Les annonces doivent être suivies d’effets concrets, avec le lancement effectif des procédures annoncées, le respect du calendrier présenté et la sécurisation durable des financements nécessaires à l’aboutissement du projet.
Le groupe CRC Occitanie et le groupe CEC Nouvelle-Aquitaine resteront particulièrement vigilants à ce que la réalisation de la LGV Bordeaux-Toulouse-Dax ne se fasse jamais au détriment des investissements indispensables dans les transports du quotidien, les lignes de desserte fine du territoire, les trains régionaux et le fret ferroviaire. La grande vitesse et le développement du service public ferroviaire doivent avancer de concert, ouvrant la voie à une ambition plus large : celle d’un grand plan national pour le rail au service des territoires et de leurs habitants.




