Lundi 8 juin 2026, dans le cadre de la journée nationale d’hommage à la mémoire des «Morts pour la France» lors de la guerre en Indochine, une cérémonie s’est déroulée sur l’esplanade de la Légion d’honneur à Saint-Gaudens.
Entre 1945 et 1954, cette guerre fit 83 300 morts dont plus de 15 000 africains, 27 000 indochinois et 12 000 légionnaires. Parmi ces morts, il y eut le gendarme sous-lieutenant Marcel Piquet, gersois de Riscle. Il était affecté à l’escadron de gardes républicains mobiles de Saint-Gaudens. Il a péri en Indochine dans une embuscade, avec plusieurs camarades, le 1er janvier 1948.
Affecté en plein cœur du territoire indochinois, Marcel Piquet assurait l’encadrement d’autochtones au sein de postes isolés. Une mission particulièrement dangereuse où la gendarmerie a compté le plus de pertes parmi ses 680 morts et 1500 blessés.
Le président de l’association des médaillés militaires Didier Lacouzatte lui a rendu hommage, en présence du piquet d’honneur des militaires de la gendarmerie, de la commandante de gendarmerie Cécile Charras-Dupont, des représentants des associations patriotiques, du maire de la ville Jean-Yves Duclos et du sous-préfet Gilles Pellegrin.
Marcel Piquet, dont la caserne de Saint-Gaudens porte le nom, appartient à une génération d’officiers, de sous officiers et de soldats (métropolitains, indochinois, nord-africains, africains, légionnaires) fauchés en pleine jeunesse, de la bataille de Hanoï en décembre 1946 à celle de Diên Biên Phu en 1954.









