Depuis le 7 avril, une partie des salariées de l’entreprise d’aide à domicile Joya, basée à Noé, est en grève partielle.
Mais derrière ce mouvement, il ne s’agit pas d’un simple désaccord : il s’agit d’une lutte pour des conditions de travail dignes.
Ces professionnelles, indispensables au maintien à domicile des personnes âgées et dépendantes, continuent malgré tout d’assurer un service minimum. Par conscience professionnelle. Par humanité. Mais jusqu’à quand ?
Le cœur du conflit est clair : des indemnités kilométriques totalement déconnectées de la réalité. Payées aujourd’hui 0,35 €/km, elles ne couvrent même plus les frais engagés, dans un contexte de hausse continue des carburants.
La réponse de l’employeur ? Une augmentation temporaire de 3 centimes. Une proposition jugée dérisoire et immédiatement rejetée. Les salariées demandent 0,65 €/km : simplement de quoi ne pas perdre d’argent en travaillant.
Mais le problème est plus large.
Des journées à rallonge, pouvant atteindre 13 heures d’amplitude,
Jusqu’à 1 000 km parcourus chaque mois,
Des temps de pause non respectés,
Aucun téléphone professionnel pour travailler correctement,
Des frais professionnels, comme le nettoyage des tenues, laissés à leur charge.
Voilà la réalité de ces « travailleuses de l’ombre ».
Elles sont 13, couvrant un territoire étendu : de Noé à Lavernose, Montesquieu, Le Fousseret, Martres-Tolosane… toujours présentes, souvent invisibles.
« Nous aimons notre métier. Nous sommes essentielles pour les personnes que nous accompagnons. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons plus continuer dans ces conditions. »
Malgré les alertes adressées à l’inspection du travail, aux élus locaux, au député, au conseil départemental et régional, le silence persiste.
Face à cette absence de réponse, la mobilisation continue.
Une cagnotte en ligne a été lancée pour soutenir ces professionnelles engagées et rendre visible une réalité trop souvent ignorée. ( https://www.onparticipe.f r;c/Q8ieCs3d)
Aujourd’hui, leur combat dépasse leur seule situation : il pose une question essentielle — quelle valeur notre société accorde-t-elle à celles et ceux qui prennent soin des plus fragiles ?







