La commune de Cazères vient d’essuyer un refus de l’État concernant sa demande de reconnaissance en catastrophe naturelle à la suite de la tempête Nils, survenue le 12 février 2026.
Dans un arrêté ministériel daté du 3 avril 2026 et publié au Journal Officiel de la République française le 14 avril (page 59), les autorités ont rejeté la requête déposée par la municipalité. Cette demande visait à faire reconnaître les nombreux dégâts causés par cet épisode météorologique sur l’ensemble du territoire communal. Selon l’administration, les conditions nécessaires à une telle reconnaissance ne sont pas réunies. En s’appuyant sur l’article L.122-7 du Code des assurances, elle estime que la tempête Nils ne présente pas les caractéristiques requises. Le phénomène n’est notamment pas assimilé à un événement cyclonique tropical, et son intensité n’a pas été jugée « anormale ». Les seuils retenus par les services de l’État précisent que les vents enregistrés lors de l’événement sont restés en deçà des critères fixés : une vitesse moyenne sur 10 minutes inférieure à 145 km/h et des rafales n’excédant pas 215 km/h.
Malgré ce refus, les sinistrés ne sont pas pour autant privés de recours. Les dommages causés par des vents violents (tempêtes, tornades ou phénomènes assimilés) relèvent en effet de la garantie dite « tempête ». Celle-ci est incluse dans la grande majorité des contrats d’assurance multirisque habitation, permettant ainsi une prise en charge des dégâts matériels.



