Volvestre : Éric Salat succède à Denis Turrel et veut placer l’intercommunalité au service des communes

Eric Salat revendique une approche collective de l’action publique
Eric Salat revendique une approche collective de l’action publique

 

Le passage de relais est désormais officiel à la tête de la Communauté de communes du Volvestre. Ce jeudi 16 avril, Éric Salat, maire de Mauzac, a été élu président de l’intercommunalité, succédant à Denis Turrel, qui avait annoncé son retrait il y a plusieurs mois déjà.

Dans son premier discours, le nouveau président a tenu à inscrire son élection dans une logique de continuité plutôt que de rupture. « Cette candidature n’est pas née d’une ambition personnelle. Elle est née d’une sollicitation collective », a-t-il affirmé, saluant au passage le rôle joué par son prédécesseur dans la préparation de cette transition. « Denis Turrel nous a invités à réfléchir ensemble à la continuité de la gouvernance », a-t-il rappelé.

Derrière ce passage de témoin assumé, c’est toute une méthode qui se dessine : celle d’une gouvernance fondée sur la concertation et le rôle central des maires. « Je ne suis pas un grand adepte d’un régime présidentiel », a ainsi lancé Éric Salat, qui revendique une approche collective de l’action publique. Pour lui, « la concertation n’est pas une faiblesse, c’est une richesse ». Une philosophie qui s’appuie sur un principe simple, rappelé avec force : « Un maire, une voix. »

Le nouveau président entend ainsi faire du bureau communautaire, composé des 32 maires du territoire, le véritable cœur des décisions. Sa ligne politique est claire : la communauté de communes doit avant tout être un outil au service des communes. « La Communauté de Communes du Volvestre est au service des 32 communes — et non l’inverse », a-t-il martelé, en soulignant l’attention particulière qu’il souhaite porter aux plus petites d’entre elles, souvent les moins armées face aux enjeux du quotidien.

Plusieurs chantiers structurants ont déjà été esquissés pour le mandat à venir : planification budgétaire pluriannuelle, voirie, mobilités douces, projet de territoire, gestion des déchets, développement économique, action sociale ou encore transition écologique. Sur ce dernier point, Éric Salat a été sans détour : « La bifurcation écologique n’est plus une option. »

Récemment retraité, le nouveau président revendique une posture de service plus qu’une ambition personnelle. « Je ne suis pas là pour construire une carrière. Je suis là pour servir », a-t-il insisté, en s’inscrivant dans une logique de transmission et d’engagement collectif.

Éric Salat a conclu son intervention par une formule qui résume l’esprit du nouveau mandat : « Faire mieux ensemble ce que nous ferions moins bien séparément. » Un cap affiché avec clarté pour une intercommunalité qui entend conjuguer continuité, coopération et proximité.

En filigrane de cette élection, une page se tourne aussi pour Denis Turrel, président sortant, qui aura marqué la vie intercommunale par sa présence, son intelligence, son autorité tranquille et sa manière de conduire les dossiers avec constance. S’il a choisi de se retirer sans bruit, son départ n’en est pas moins chargé d’émotion pour lui mais aussi pour beaucoup d’élus du territoire. Discret jusqu’au bout, il laisse l’image d’un homme de conviction, d’un vrai leader, qui aura su imprimer sa marque sans jamais chercher la mise en scène.

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