Montréjeau : Municipales 2026 : la réaction de Michel Capomasi

Très largement battu ce dimanche 22 mars à l’issue du second tour des municipales, Michel Capomasi, à la demande de Petite République, livre ses sentiments sur cette défaite.

Rappelons les scores de ce deuxième tour : Jérôme Baron l’emporte avec 44,30% des suffrages exprimés. Il est suivi de Jacques Gallet avec 31,28% et Michel Capomasi 24,42%.

Texte de Michel Capomasi

« Je prends acte du choix majoritaire que les Montréjeaulaises et les Montréjeaulais ont exprimé lors de ce second tour des élections municipales, ainsi que du silence particulièrement marqué d’une grande partie de la population qui ne s’est pas mobilisée. Le résultat est clair : Monsieur Baron accède à la mairie.

Si je respecte pleinement la démocratie et les décisions qu’elle produit, je tiens également à comprendre les raisons qui ont conduit à ce résultat.

Comme ailleurs, cette élection a souffert d’une campagne parasitée par une communication de très bas niveau, souvent brutale et parfois écœurante. Dans ce contexte difficile, j’ai fait le choix de maintenir une ligne de conduite claire : ne jamais trahir une parole donnée et ne jamais conclure d’accord dicté par un intérêt personnel. Les principes qui m’animent sont ceux que partage toute mon équipe : l’honnêteté et la loyauté. Même lorsqu’elles ne procurent aucun avantage immédiat, ces valeurs fondamentales élèvent celles et ceux qui les défendent.

Avec le recul, je reste convaincu que nous avons porté un véritable projet de société. Un projet exigeant, peut-être en décalage avec certaines attentes, car fondé sur le collectif plutôt que sur l’individualisme, sur le rapprochement et la coopération, ainsi que sur une vision de redistribution reposant sur les services publics. Mais dans un monde sous tension, où les réseaux sociaux se substituent parfois à la vérité, où le superficiel prend le pas sur le fond, où la rumeur et la haine envahissent les échanges et où l’individualisme progresse, notre message allait à contre-courant.

Des sujets tels que la taxe foncière, le surendettement, les ateliers municipaux, la résidence hôtelière ou encore l’avenir de la gendarmerie ont été instrumentalisés pour diffuser des contre-vérités et nourrir les ressentiments. Cela a renforcé l’idée qu’il fallait « renverser la table » pour enfin essayer ce que l’on n’avait pas essayé jusqu’ici, selon la couleur des promesses affichées par certains supports de campagne.

Notre proposition, fondée sur l’optimisme, la clarté et la structuration de l’action publique n’a donc pas été retenue. On lui a préféré une communication s’adressant directement à chacun, porteuse de la promesse qu’à partir de maintenant, tout va aller mieux. »

 

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