SIVOM du Haut-Comminges : Jean Verdier et Claude Puigdellosas répondent à Serge Larqué

Petite République publiait le 2 février, les vœux de Serge Larqué, Président du SIVOM du Haut Comminges ( https://www.petiterepublique.com/2026/02/02/ardiege-gourdan-polignan-tout-va-bien-au-sivom-du-haut-comminges-les-voeux-du-president/). Jean Verdier et Claude Puigdellosas présidents du SIVOM successivement de 1991 à 2020 tiennent à rétablir la vérité concernant la situation financière préoccupante depuis 2020

« Le déficit

En 2020, lorsque M. Larqué et M. Berre ont été élus respectivement Président et Vice- Président du SIVOM, le bilan de fonctionnement du SIVOM faisait apparaitre un excédent de fonctionnement de 400 000 € (source comptes de gestion de la trésorerie vérifiable aisément).

Au 1er janvier 2025, le même bilan fait apparaitre un déficit de 500 000 €,  soit 900 000 € de pertes financières en cinq années. Devant cette situation les élus ont rejeté le budget 2025 proposé par le Président, ce qui a entrainé la saisie de la cour régionale des comptes par M. le préfet.  L’avis rendu le 5 aout 2025 ordonne une participation des collectivités à hauteur de 904 448 € pour assurer l’équilibre du budget et donc en fait pour combler le déficit.

Le financement du déficit

Les communes de l’ex-canton de Barbazan ont déjà reçu les montants à payer en fonction de la population soit 76 € par habitant. Par exemple plus 11 000 € pour une petite commune comme Valcabrère ou plus de100 000 € pour Gourdan-Polignan commune la plus peuplée.

Des sommes considérables surtout en cette période de restrictions budgétaires qui auront pour des conséquences financières pour les communes : soit une diminution de la trésorerie, soit un report d’une partie des investissements prévus ou encore une augmentation des impôts.

Monsieur Larqué indique que « depuis 57 ans il n’a jamais été demandé aux collectivités de participer au financement du syndicat alors que c’était obligatoire ». Et oui, depuis 1991 il n’a jamais été demandé de participation financière aux communes pour la simple raison qu’il n’y avait jamais eu de déficit !

Comment en est-on arrivé à cette situation ?

De nombreux élus au cours des dernières années ont demandé que soit réalisé un audit qui aurait permis à la fois de connaitre les raisons du déficit et de prendre les mesures pour y remédier. Cette proposition n’a jamais été engagée.

On peut néanmoins constater des problèmes relationnels avec le personnel qui s’étaient matérialisés par une grève du personnel voirie en 2020, puis par le départ de nombreux employés (responsable service voirie, chefs d’équipe voirie, responsable service aide à domicile, agents professionnels …).

A noter aussi un conflit avec la responsable du service déchets remplacé par deux employés entrainant une charge financière importante. Ces difficultés sont une des causes du transfert du service voirie à la communauté de communes. Un transfert mal négocié car le personnel du service voirie n’a pas été transféré. Il a été conservé en totalité par le SIVOM et finalement intégré au service déchets qui de fait supporte une charge supplémentaire d’environ 200 000€ compensée par une augmentation de 20% de la redevance « ordures ménagères » payée en 2025par les usagers.

Quant au service « aide à domicile » qui intervient auprès d’environ 180 familles, il accuse un déficit important ces dernières années, un déficit qui devra être maitrisé pour assurer sa durabilité

Quel avenir pour le SIVOM ?

La cour régionale des comptes a bien constaté le déficit mais n’a pas analysé les causes de ce déficit. Il n’a  donc n’a pas proposé des recommandations pour assurer la pérennité du SIVOM. On peut donc craindre que le déficit structurel persiste

Pour assurer cette pérennité du SIVOM (emplois et services), il conviendra donc aux nouveaux élus après les municipales de créer d’abord les relations de confiance entre les personnels, entre les élus. Ensuite, il faudra engager dans les premiers mois un audit (interne ou externe) qui devra analyser objectivement la situation, proposer des mesures pour améliorer la gestion financière. Il devra proposer éventuellement des orientations nouvelles validées par les élus après concertation avec le personnel qui permettront d’assurer la continuité des services auprès des habitants du Haut Comminges et de la Barousse. »

 

 

 

 

 

 

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