Deux fois plus de naissances que de décès, pourquoi Toulouse est à contre-courant de la tendance du pays

À contre-courant de la tendance nationale, le nombre de naissance à Toulouse est deux fois plus important que le nombre de décès. Un solde démographique positif donc. Alors que la France n’a jamais enregistré aussi peu de naissances depuis 1944.

Le baby-boom, une explosion du nombre de naissances en France n’est plus qu’un chapitre dans les livres d’histoire. La tendance en France est aujourd’hui au repli de la natalité. Pour la première fois depuis 1944 le nombre de décès est ainsi supérieur au nombre de naissances. Le solde démographique est donc négatif.

À l’inverse à Toulouse, la natalité voit la vie en rose selon les chiffres dévoilés par l’INSEE. Le nombre de naissances en 2025 y a été deux fois plus important que celui des décès selon les chiffres dévoilés par l’INSEE. Difficile d’en connaître avec précision les raisons tant le choix de faire des enfants relève de l’intime.

Toulouse attractive

Jean Thévenot est gynécologue obstétricien depuis 40 ans. Il ne prétend pas avoir mené d’analyse sociologique mais fait part d’un ressenti. « Toulouse est une ville jeune, une ville agréable. Il me semble voir de plus en plus de grossesses chez des jeunes femmes de moins de trente ans. Mais aussi une augmentation des grossesses tardives entre 40 et 45 ans. J’ai le sentiment qu’entre 30 et 40 ans les couples se concentrent sur leur vie professionnelle », explique le médecin.

Concilier travail et famille

« Les pistes sont multiples pour expliquer ce nombre de naissances. L’ambiance sociale à Toulouse compte sans doute. C’est une ville attractive en plein développement et cela favorise le fait d’avoir des enfants », estime Gérard Neyrand, sociologue. « Ce qui compte beaucoup pour maintenir le niveau de natalité, c’est le taux d’insertion des femmes au niveau professionnel. On voit bien la différence dans les pays où elles peuvent travailler et élever des enfants et les pays qui ne permettent pas cela. Et puis bien sûr, le développement des modes d’accueil de la petite enfance est déterminant », poursuit-il.

L’INSEE prévoit une publication sur l’analyse de ces données au printemps prochain.

(Reportage P.Jorge et R.Guillon FR3 Occitanie)

 

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