Le printemps s’accompagne du retour récurent des annonces de suppressions de classes en vue des rentrées scolaires de l’automne suivant. La perspective d’une fermeture de classe sur le territoire du RPI (Regroupement pédagogique intercommunal) qui couvre les communes d’Ardiège, de Cier de Rivière, de Martres de Rivière et de Huos, a suscité l’inquiétude au sein des élus et des parents d’élèves.
En raison d’une baisse envisagée du nombre d’élèves au cours des 3 prochaines années, la fermeture anticipée d’une classe serait à l’étude dès la rentrée de septembre 2026. Or, les effectifs sont stables depuis 15 ans, entre 90 et 107 enfants, soit une moyenne de 97 qui correspond précisément au nombre d’élèves prévu l’année prochaine.
Les élèves seraient répartis sur 4 classes (au lieu de 5). Les effectifs de certaines classes (avec jusqu’à 3 niveaux différents, entre CP et CM2) dépasseraient alors le nombre de 24 enfants préconisé par les orientations ministérielles. Une perspective que les élus et les parents jugent préjudiciable à la qualité de l’enseignement.
Une situation que l’on imagine délicate pour les enseignants, d’autant que certains enfants (ils sont 6 actuellement) doivent faire l’objet d’un accompagnement spécifique: «ces besoins ne pourraient plus être pris en compte dans des conditions satisfaisantes, posant ainsi la question du respect du principe d’inclusion et d’égalité d’accès à l’éducation» ont écrit les 4 maires concernés, Pierre Lucas, Murielle Exposito, Claude Puigdellosas et Sabrina de Rosso au Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN).
Ces «sureffectifs» se conjugueraient avec des problèmes de place, certaines salles étant déjà bien remplies, et «les services périscolaires, notamment les cantines, atteignent déjà leurs capacités maximales» écrivent les maires dont les communes ont «engagé des investissements significatifs afin d’améliorer les conditions d’accueil des élèves, souvent financés par des emprunts en cours».
Lors de la manifestation qui a rassemblé élus et parents d’élèves ce vendredi 3 avril devant l’école de Huos, Claude Puigdellosas, le maire du village, a regretté publiquement la communication informelle distillée par le rectorat auprès des élus sur ce projet de suppression de classe. Une information qui peut sembler tardive aussi dans la mesure où les organisations syndicales et associations de parents d’élèves auraient reçu le vendredi 3 avril les documents de travail pour la réunion de ce lundi 13 avril du Conseil départemental de l’Éducation Nationale (organe consultatif composé de représentants des collectivités territoriales, des personnels et des usagers, pour l’établissement de la carte scolaire).
Dans leur courrier du 30 mars 2026 au DASEN, les 4 maires d’Ardiège, de Cier de Rivière, de Martres de Rivière et de Huos ont demandé le «maintien de la classe dans l’attente des conclusions de la réflexion territoriale engagée» compte tenu des «enjeux pédagogiques, du respect des orientations nationales, des besoins spécifiques de certains élèves, des contraintes structurelles, des investissements engagés».
Au regard aussi de la stabilité des effectifs prévue pour la prochaine année scolaire, la précipitation n’est pas une urgence…









