Depuis la fin du XVIᵉ siècle, la ville de Carbonne a vu se succéder trois maisons communales, toutes implantées sur l’actuelle place Jules-Ferry.
Une évolution urbaine et politique retracée par Christian Lacombe, coprésident de l’association Histoire et Traditions Carbonnaises.
Au fil des siècles, Carbonne a façonné son paysage administratif autour d’un même lieu central.
Dès 1592, alors que les fortifications de la bastide commencent à disparaître, la cité s’ouvre selon un axe nord-sud et se dote de sa première Maison Commune.
Construite sur la place du marché à la volaille, à proximité de la porte Saint-Antoine et face à l’actuelle mairie, elle marque l’affirmation du pouvoir communal.
Un écusson sans emblème et la date gravée sur sa façade témoignent encore de cette époque.
Spacieuse pour son temps, la bâtisse comprend une grande salle au rez-de-chaussée et plusieurs pièces à l’étage.
Elle accueillera notamment les inspecteurs chargés de la construction du pont de pierre, un chantier d’envergure qui s’étendra sur quinze ans.
À partir de 1780, un second édifice est édifié sur la place. Il devient officiellement Hôtel de Ville en 1809 et se dote d’un beffroi et d’une horloge, symboles forts de l’autorité municipale.
Cette horloge disparaîtra toutefois en 1935, lors de la surélévation du bâtiment d’un étage. Aujourd’hui, les lieux abritent le Foyer des Aînés Georges-Cot, en hommage à l’ancien conseiller général et conseiller municipal de Carbonne.
Le fronton de cet Hôtel de Ville, modifié au fil des régimes, reflète les grandes mutations de l’histoire nationale, arborant tour à tour les emblèmes de la monarchie, de l’Empire puis de la République.
Enfin, en 1982, sous la mandature de Guy Hellé, la municipalité installe la troisième mairie dans l’ancienne école des garçons. Toujours en activité, elle constitue l’actuelle maison communale.
Depuis la création de la première Maison Commune, en 1592, pas moins de 164 maires se sont succédé à la tête de Carbonne, laissant chacun leur empreinte dans l’histoire municipale de la ville.
Si vous le souhaitez, je peux aussi proposer une version plus courte, un encadré “repères chronologiques”, ou une adaptation pour un bulletin municipal.



