Les agriculteurs du rond point du Bazert ont émigré ce dimanche 4 janvier 2026 sur le rond point de Fos pour prolonger leur manifestation qui dure depuis trois semaines, conséquence de la crise qui mine leur univers, ainsi que celui des habitants et celui de tout le pays, en termes de sécurité et de souveraineté alimentaire.
Une crise structurelle multidimensionnelle, actuellement aggravée par le désaccord lié au protocole mis en œuvre pour l’éradication de la dermatose nodulaire bovine et par la conclusion prochaine d’un accord de libre-échange entre le Mercosur (Marché commun du Sud) et l’Union européenne.
Au sein même de l’Union européenne, les réglementations nationales ne sont pas harmonisées, introduisant un sérieux déficit de compétitivité dans certaines filières. L’expression du mécontentement prend de l’ampleur, des points de fixation se créent tout le long de la chaine des Pyrénées qui partage deux agricultures, la française et l’espagnole.
Depuis ce dimanche matin, les agriculteurs du Bazert forment l’un de ces points de contestation à Fos, au pied des Pyrénées centrales, entre ceux qui s’installent du Pays basque aux Pyrénées orientales. L’objectif des commingeois est d’installer un barrage filtrant, entre Saint-Béat et Bossost.
Les acteurs de ce mouvement collectif tiennent à son caractère a-syndical. Ils mettent un point d’honneur à se faire entendre, écouter et respecter, sans détérioration, ni destruction du bien public. Cette «philosophie» non violente suscite, sur le terrain, des échanges en parfaite intelligence avec les forces de l’ordre, en l’occurrence celles de la gendarmerie locale. Les agriculteurs du Bazert vivent avec l’espoir et l’optimisme chevillés au corps, que ce processus vertueux d’écoute et de dialogue local, sur site, diffuse et bonifie les relations jusqu’au plus haut niveau des autorités civiles, militaires et gouvernementales. Les agriculteurs commingeois le souhaitent et l’espèrent, la gravité de la situation le requiert.












