Retournement de situation après le jugement de cassation : Henri Rouaix, contraint de rendre 10500 euros à Patrick Mignard alias « Merlin l’emmerdeur »

Sans la relance par Henri Rouaix de l’affaire dite « Josette Boué » (voir édition précédente), ce fait de justice serait sans doute passé totalement inaperçu. En choisissant de vouloir, à nouveau, faire fermer définitivement l’élevage de canards dans le village de Plagne, les témoignages ont afflué sur la boite mail contact du journal Petite République.com.

Rappel des faits 2012

Tout le monde se souvient de cette histoire qui se déroule dans le petit village de Plagne, non loin de Cazères sur Garonne. Le maire Henri Rouaix veut interdire à Josette Boué et à sa fille Bernadette de gaver des canards, activité qu’elles pratiquent pourtant depuis de nombreuses décennies dans un même lieu. Saisie de la gendarmerie, procès au tribunal administratif, rien ne sera épargné à cette famille terriblement affectée par tant d’acharnement. Un comité de soutien aux victimes est monté, des manifestations sont organisées contre celui qui est désigné comme « l’agresseur » alors qu’il est lui même agriculteur.

L’un des leaders du comité de soutien est Patrick Mignard ancien professeur d’économie à la faculté de Toulouse. Il est à la tête d’une association de défense du monde paysan. Il produit sur son blog un conte imaginaire signé « Merlin l’emmerdeur » qui précise bien que toute ressemblance avec des personnes…. serait fortuite. Cette légende décrit les agissements d’un despote où s’entremêlent ogre, sorcières et princesses quelque peu caricaturées. Monsieur Henri Rouaix, se reconnaissant dans ce conte comme le despote peu fréquentable, porte plainte contre Merlin l’emmerdeur pour allégation diffamatoire. (lire ici)

Restituer les 10500 perçus

En première instance, Patrick Mignard alias « Merlin l’emmerdeur » sera acquitté sur le fait qu’il n’existe aucune infraction à la loi pénale. Au procès d’appel interjeté par monsieur Rouaix, Patrick Mignard sera condamné au civil, contre toute attente, à de lourdes amendes. Une victoire de courte durée pour monsieur Rouaix puisque le 8 décembre la Cour de Cassation a cassée le jugement d’appel pour des irrégularités et ordonnait à monsieur Rouaix de restituer les 10500 euros perçus : 8000 euros de dommages et intérêts et 2500 euros de frais de justice.

Ah la Justice n’est pas un long fleuve tranquille. Un effet boomerang pour Monsieur le Maire de Plagne qui devra mettre sa main à la poche pour s’acquitter de l’importante somme due. Un nouvel épisode dans ce conte pagnolesque qui n’en finit jamais.