Le changement de président du festival est aussi un vrai changement dans l’approche qui en est faite. Une nouvelle respiration et une nouvelle manière de penser les choses en répondant à cette question. Au fond pourquoi faire un festival à Luchon ? Nous avons rencontré le nouveau président du festival , Christian Miégeville

P.R.: A juste quelques encablures de l’ouverture du festival comment vont les préparatifs ?

C.M. : : L’effervescence des derniers instants. La pression monte petit à petit et les 150 bénévoles et les 2 salariés travaillent d’arrache-pieds.

P.R. : Comment devient-on le nouveau président du festival de Luchon ?

C.M : Je suis administrateur du festival de Luchon depuis 2005. Lorsque la présidente a démissionné et devant l’insistance de différents responsables et autorités je me suis présenté et j’ai été élu à l’unanimité étant par ailleurs seul candidat. Il aurait été vraiment dommage d’arrêter ce magnifique festival.

P.R. Quelles sont les nouveautés du festival et quel nouveau d’état d’esprit voulez vous apporter ?

C.M. : On a voulu que ce festival ne consacre pas l’entre soi de nos amis parisiens mais que les luchonnais et les commingeois soient également pleinement associés à ce moment fort. C’est pour cela, qu’à titre d’exemple, j’ai fait passer toutes les séries Web dans les cinémas du territoire en avant première du festival. Par ailleurs le festival ne restera pas enfermé dans ses murs. Les artistes iront sur le marché local le mercredi et le samedi à la rencontre du public et des luchonnais. C’est un grand changement par rapport à la vision de l’ancienne présidente.

P.R. D’autre visions différentes ?

C.M. : On veut en finir avec le côté « intello », élitiste du festival. Il doit concerner également les diffusions dite populaire. Regardez par exemple, Mimi Maty fait 9 millions de téléspectateurs, elle ne doit et ne peut être écartée. Ce qui marque actuellement ce sont les « accès prime time ». Ils seront là. Je pense à un si grand soleil diffusé sur la 2 ou plus belle la vie par exemple. On veut un plus large spectre et un festival plus ouvert.

P.R. Des éléments marquants ?

C.M. : Muriel Robin a du décliner la présidence du jury pour cette année car elle était engagée sur un tournage et ne pouvait se libérer sur tout le temps du festival. Nous la mettrons à l’honneur le vendredi et le samedi et lui remettrons un trophée pour sa carrière. Enfin nous avons donné un label pour tous les films tournés en Occitanie, un juste retour des choses. Pour terminer le festival nous présenterons toutes les nouveautés numériques au village du numérique. De belle sur prises en perspective.

Tournages en Occitanie « un label » Mise à l’honneur durant le festival

• Un Si Grand Soleil

• Le Pont Du Diable

• La Campagne de mon Père

• Moi, Magyd Cherfi

• La Grande Découverte, Histoire d’une Reconversion

MURIEL ROBIN

Grande humoriste et comédienne française, le Festival lui consacre une mise à l’honneur des moments les plus emblématiques de ses différentes années de carrière sur les devants de la scène et à l’écran, et particulièrement pour sa réussite dans le rôle de Jacqueline SAUVAGE, téléfilm diffusé sur TF1, considéré comme le plus grand succès d’audience de l’année 2018. Au-delà de son rayonnement en tant que comédienne et one-woman show, c’est également la femme libre et engagée que le Festival aimerait remercier pour son implication touchante aux côtés des « Restos du Coeur » et de « La Chaîne de l’espoir » œuvrant activement en Afghanistan pour la santé des enfants, et contre la Violence faîtes aux femmes aux côtés d’Eva Darlan.

Tous le long du week-end de nombreux évènements seront au rendez-vous avec notamment la parution de son roman autobiographique « Fragile » qui donnera lieu à une séance de rencontres avec le public et de dédicaces le samedi 9 février.