Dans un quartier résidentiel de Mauzac, Madame X… vaque à ses occupations. La routine d’un village tranquille où la quiétude est de mise. Tout fait inhabituel y devient donc rapidement visible, pour peu qu’on le souhaite. Cette citoyenne, possédant le sens de l’intérêt collectif, va permettre de mettre fin aux agissements de cambrioleurs peu scrupuleux.

Nous sommes le 17 novembre vers 16 heures 30. Madame X… constate la présence inhabituelle et suspecte d’un véhicule occupé par deux individus à l’étrange comportement. Inquiète et consciente qu’il peut s’agir de personnes susceptibles de commettre quelques méfaits, elle prévient la gendarmerie dans une démarche que l’on peut qualifier de citoyenne. Elle compose le 17. « Allo, bonjour j’habite Mauzac et je voudrais… »

Un important dispositif mis en place.

Le centre opérationnel de la gendarmerie met aussitôt en alerte la communauté de brigades du Volvestre qui se rend immédiatement sur place. Après quelques recherches dans le quartier de Mauzac, le véhicule signalé est découvert mais vide de ses occupants. Ils ne sont surement pas très loin !

Les enquêteurs remarquent aussitôt que la plaque d’immatriculation a été grossièrement falsifiée. Du scotch est là pour le prouver ! Ces premières constations persuadent les enquêteurs qu’il ne s’agit pas d’un véhicule volé et que le propriétaire de la voiture n’a pas fait cela par hasard ! Des vols sont probablement en cours dans le secteur ! Simultanément, un riverain qui rentre à son domicile signale le cambriolage de sa maison. Les choses se précisent.

Un important dispositif est mis en place avec des renforts venus de Muret et une équipe cynophile. Un témoin signale avoir vu deux individus emprunter un chemin forestier non loin de là. Les recherches peuvent commencer… A la nuit tombée, malgré les efforts déployés, les occupants du véhicule ne sont pas découverts. Ils ont réussi à passer à travers les mailles du filet. Le dispositif est levé mais l’enquête continue.

Interpellations, garde à vue et déferrement.

Le propriétaire du véhicule est interpellé à son domicile et immédiatement placé en garde à vue. Les investigations menées permettront d’identifier le deuxième auteur présumé qui rejoindra son compagnon d’infortune dans les locaux de la gendarmerie du Volvestre. Les différentes perquisitions et vérifications ne permettront pas de solutionner d’autres vols.

A l’issue de leur garde à vue, les deux auteurs présumés sont déférés le dimanche 20 novembre au Tribunal de Grande Instance de Toulouse sur ordre du Procureur de la République. Ils seront incarcérés en attendant leur passage au tribunal le 22 novembre 2016.

A l’audience, ils sont condamnés à 6 mois de prison avec sursis ainsi qu’à 140 heures de travaux d’intérêt général. Selon nos sources, l’un d’eux serait un jeune majeur primo-délinquant tandis que l’autre, à peine plus âgé, aurait déjà eu affaire à la Justice.

Gageons que le manque d’effectif de la Justice leur permettra malgré tout d’effectuer leurs heures de travaux d’intérêt général afin qu’ils puissent réfléchir à la faute commise.