Aurélia Feuillerat et Étienne Fortin, tous deux employés des Fromagers du Mont Royal, reçoivent le titre de meilleur apprenti de France (MAF), section fromager crémier.

Rencontre:

France 3 passait la journée entière du mercredi 29 septembre avec les Fromagers du Mont Royal et leur emblématique patron, Dominique Bouchait, Meilleur ouvrier de France 2011 (MOF). Le matin, l’équipe était sur un marché, l’après-midi dans le bar à fromages – boutique du Centre commercial d’Estancarbon. Un des principaux sujets de ce tournage (qui devrait être diffusé ce vendredi 1er octobre au journal régional de 19h), était les titres de meilleur apprenti.

Le concours

C’est la seconde année que ce concours de meilleur apprenti, section fromager crémier existe. Il s’inscrit dans le cadre du Mondial du fromage et des produits laitiers qui se déroulait à Tours du 12 au 14 septembre dernier. Huit candidats venus de toute la France s’affrontaient. La première fois, dans l’histoire du concours des meilleurs apprentis que, deux d’entre eux, tous métiers confondus, appartiennent à la même entreprise.

Cinq épreuves attendaient les candidats. Réalisation d’un plateau pour six personnes avec une argumentation sur chaque fromage choisi – QCM de 30mn – Réalisation d’une assiette de dégustation avec trois fromages en accord avec un vin – Pesée à l’œil nu – Dégustation à l’aveugle. Tous les fromages étaient des AOP (Appellation d’origine protégée), et découpés en cubes.

Durant deux mois, Aurélia et Étienne ont quitté les camions de vente pour arriver au concours au top. Des entrainements comme des sportifs de haut niveau avec au programme, dégustation à l’aveugle (ma copine était mise à contribution à la maison, dira Etienne), découpe, présentation, etc. Et le résultat est là.

Aurélia

21 ans. La fougue d’une jeune fille de son âge, la parole et le sourire faciles. « Je suis allée deux ans en alternance au lycée Lautréamont de Tarbes. Et je travaille pour les Fromagers depuis trois ans et demi. A la base, je suis cuisinière. Après mon bac, je voulais faire un BTS. » Aurélia travaille sur les marchés. Un job exigeant et dur où le matin il faut se lever très tôt et ne pas compter ses heures… « C’est un métier passion. J’aime la relation avec les clients. Mes fromages préférés sont les fromages crémeux. Le Brillat Savarin… Je suis fière d’avoir remporté ce concours. Les clients sont également très contents. »

Étienne

22 ans pour ce grand gaillard à la poignée de main virile. Un parcours différent. « J’étudiais en STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), et me destinais à un métier tourné vers le sport. Et puis j’ai eu une blessure au genou qui m’a éloigné du sport. C’était il y a trois ans. Je cherchais un job pour l’été. Ma mère travaille pour les Fromagers et m’a fait rentrer. Au bout de deux CDD, Dominique m’a établi un CDI. J’ai reçu ma formation dans l’entreprise. » Étienne souhaite maintenant évoluer dans l’entreprise.

Un recrutement difficile

« Nous sommes actuellement 54 dans l’entreprise », confie Dominique Bouchait le patron. « Il faudrait être une dizaine de plus. Le recrutement est difficile, ce dans tous les postes. C’est un métier vivant et désormais parfaitement reconnu. »

A noter que deux employées, Jennifer et Sylvie, obtenaient en 2012 et 2014, la Lyre d’or lors du salon de l’agriculture.

Si vous voulez vous investir dans un métier passion, rentrer dans la grande famille des Fromagers où l’humain passe avant tout, être coaché par un Meilleur ouvrier de France : 05 61 95 79 65 / https://www.fromagers-mont-royal.com/dominique-bouchait-et-son-equipe/

Le lycée Lautréamont

« C’est le seul lycée des métiers en Occitanie avec un autre de Montpellier, possédant une section crèmerie fromagerie », indique la proviseure Vanessa Tambuté-Calais. « Nous avons des locaux et des équipements de haut niveau, grâce à la Région. »

Elle a fait le déplacement avec une enseignante, Mathilde Taurin, et des apprentis. En effet, le lycée travaille en partenariat avec les Fromagers.

« Nous enseignons la mise en valeur des fromages, leurs commercialisations. », lâche Mathilde. Celle-ci sait de quoi elle parle car elle avait repris la chèvrerie de ses parents à Gouaux. Des problèmes de dos l’ont obligée à cesser son activité. « Il y a douze élèves de première année et douze de seconde. Le CAP est obtenu en deux ans. Soit en apprentissage, soit en reconversion adulte. Il s’agit d’un CAP « élevé ». A la sortie du lycée, l’emploi est assuré. »

Timothée Bargat, originaire du Gers est en seconde année. « Je me destine à être berger fromager. Je veux apprendre le détail de la fabrication. J’aime les animaux. Lorsque j’aurais mon CAP, je ferais un Bac pro de Berger sur deux ans à Oloron Sainte Marie. »

Contact lycée Lautréamont : https://lautreamont.mon-ent-occitanie.fr/