Pour avoir voulu s’opposer dimanche à l’envahissement illégal d’un terrain municipal, le maire de Saubens avait été violenté par des gens du voyage. Suite à son courageux dépôt de plainte, deux individus avaient été arrêtés et placés en garde à vue. Ils étaient déférés ce matin mardi 30 juillet au tribunal de grande instance de Toulouse pour une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Un dénouement qui semble satisfaire la victime.

Jean-Marc Bergia a été vu par un médecin légiste lundi matin à l’hôpital Rangueil. Un constat a été dressé et un jour d’ITT (Interruption Temporaire de Travail) a été prononcé.

Les deux hommes qui avaient été interpellés et mis en garde à vue par les gendarmes de Muret après les faits étaient convoqués ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Toulouse selon la procédure de comparution immédiate. Les deux prévenus de 47 et 60 ans ont partiellement reconnu les faits, arguant pour leur défense qu’ils n’avaient pas compris que la personne qui s’opposait à leur installation était le maire de la commune. Ils ont été condamnés à 9 mois de prison avec sursis simple et 1500€ d’amende. Ils devront en outre indemniser le maire de 1000€, 1000€ de frais de justice et la mairie qui avait demandé 1 € symbolique.

Jean-Marc Bergia, que nous avons contacté, est satisfait du jugement, de la rapidité du traitement de l’affaire. Il a aussi apprécié les nombreux soutiens reçus, qui le rassurent dans sa mission de maire d’une commune de 2300 habitant-e-s. Il reste les traumatismes physiques, moraux et psychologiques qui seront un peu plus longs à dissiper.

Pour rappel des faits : http://www.petiterepublique.com/2019/07/28/maire-de-saubens-agresse-caravanes-forcent-passage/