Vendredi 26 avril, le conseil municipal se réunissait à 19h sous la présidence d’Eric Miquel, maire.

Une séance agitée, c’est le moins qu’on puisse dire. Les municipales de 2020 ?

Cela commence par l’approbation du compte-rendu de la séance précédente du 25 février. Pierrette Fénard, adjointe, monte au créneau pour le rattachement à une délibération concernant la pose d’une borne d’interdiction de circulation à la base de loisirs. Le PV est approuvé par l’ensemble des conseillers présents moins quatre voix (une seule de l’opposition, les trois autres faisaient partie de la majorité). L’ambiance est donnée.

 Avant de nouveaux affrontements sévères, le budget primitif est adopté. « Un budget malgré tout prudent », comme le définit le maire. Une bonne nouvelle pour les Montréjeaulais qui verront leurs trois taxes (foncière, foncière non bâti et habitation), ne pas augmenter, ce pour la douzième année consécutive. Le vœu adopté par le conseil départemental concernant l’enseignement de l’occitan au lycée est adopté à l’unanimité.

L’assemblée a également délibéré favorablement contre le regroupement des structures écoles, collèges, et pour le maintien du réseau des finances publiques sur le territoires.

 La rue des Pyrénées va être refaite, les travaux d’un montant de 3,2 millions d’euros, devant commencer en octobre prochain. Un bureau d’études planche actuellement sur le projet, projet qui sera présenté à la population prochainement.

 Suite à la démission de Pierrette Fénard et de Guy Lorenzi au CCAS, le maire propose de les remplacer par Martine Tarrissan et Jacques Gallet. Sept conseillers se sont abstenus. A ce sujet, Pierrette Fénard veut faire taire la rumeur qui se répand dans la ville : « nous avons été privé de nos délégations mais avons souhaité conserver nos postes d’adjoints. En aucun cas nous percevons encore nos indemnités. »

Le maire présente ensuite les futurs aménagements de la base de loisirs. En 2018, cet endroit de détente et de baignade obtenait le label Pavillon bleu, label renouvelé pour 2019. Le label handiplage (niveau 3 sur 4), est quant à lui assuré jusqu’en 2023.

Les pédalos, paddles, canoés, karts à pédales seront encore présents cette année. Les nouveautés : le parc aquatique qui devait fonctionner en 2018 et qui par suite de la défection de l’opérateur  n’a pas été installé, le sera en 2019. Des balades à poneys pour les enfants seront proposées tout comme la location de gyropodes ou de VTT électriques. Des animations journalières seront mises en place : biathlon, course d’orientation, couse au trésor pour les enfants avec des tablettes mises à disposition.

Un plus également pour les visiteurs : la présence, tous les jours de l’office de tourisme. La passerelle qui devrait être livrée aux piétons le 1er juillet devrait drainer d’autres amateurs. Des arceaux pour les vélos seront installés, de nouvelles tables pouvant accueillir les personnes en position de handicap également.

 Une identification des arbres remarquables est en cours.

En juin prochain, un jury visitera la bastide royale qui souhaiterait également être répertoriée dans les villes et villages fleuris. Pour l’accueil, les visuels des entrées de ville vont être revus. Enfin, dans le cadre de la fête nationale de l’écotourisme le 14 mai prochain, 500 scolaires sont attendus au lac pour un cross le matin. Ils consacreront l’après-midi au nettoyage des berges. Démonstration d’overboard, de vélo électrique. Stand de pêche de l’AAPPMA, présence de l’AREMIP, etc. A 16h, cérémonie de la remise du label station verte obtenue par la commune en novembre dernier et valable jusqu’en 2023.

Comme évoqué lors d’une précédente séance, une interdiction de la zone aux voitures est envisagée au moyen d’une borne rétractable, ce pour la sécurité des piétons. « Dans le cadre de mes attributions de police générale, je vais prendre un arrêté dans ce sens », affirme le maire. « C’est antidémocratique, c’est de la dictature », clament en chœur Noël Larqué, conseiller d’opposition, mais aussi Alain Fournié, « ex conseiller de la majorité ». Certains conseillers quittent la salle avant de revenir.

Enfin le maire expose la situation catastrophique de l’habitat privé du centre-ville. Il faut savoir que la majorité des constructions du centre sont réalisées sans fondations. La démolition de bâtiments considérés dangereux est estimée à 600.000€. A ce sujet, Marie-Paule Demiguel, sous-préfète, accompagnée de l’architecte des bâtiments de France et d’un potentiel financeur, sont venus le 3 mai constater d’eux-mêmes. Après une présentation PowerPoint, le maire accompagné de Philippe Brillaud, Martine Tarrissan et Maryse Dumoulin, ont conduit leurs visiteurs devant un immeuble pour lequel un arrêté de péril a été pris.

Madame la sous-préfète se dit volontaire afin de trouver une solution. Quant à l’architecte des bâtiments de France, il affirme que la sécurité passe désormais avant le patrimoine.