L’AG Education nationale nous informe d’une manifestation qui aura lieu demain dans le Volvestre. Jouant son rôle de média de proximité, Petite République a accepté de diffuser cet appel :

A l’occasion de la journée de manifestation nationale, l’AG Education nationale Sud Toulousain organise une manifestation devant la mairie de Carbonne, ville chef lieu du Volvestre le jeudi 9 mars 2019. Le rassemblement est prévu à 9 heures 30.

A 10 heures, il sera procédé à « l’enterrement » de l’éducation nationale. Il est conseillé de s’habiller en noir.

A 11 heures 30 pique nique-assemblée générale au jardin public sur la place centrale

A 13h30 départ pour la manifestation toulousaine pour celles et ceux qui le souhaitent.

Ce syndicat souhaite s’opposer à l’école de confiance envers laquelle ils n’ont aucune confiance. Les motifs sont nombreux. A vous de vous faire un opinion :  :

On ne ferme plus d’école ? Non, on ferme des classes par dizaines…

Les fermetures de classe se multiplient : rien que dans la circonscription de Rieux-Volvestre, 12 classes de maternelle et primaire sont supprimées pour la rentrée prochaine malgré les promesses faites auprès des maires du monde rural par M. Blanquer lors du grand débat, à Souillac, le 18 janvier.

Ecoles défavorisées, familles précarisées :

Les difficultés sociales et d’accès aux loisirs et à la culture dans nos zones rurales sont niées : l’école, dernier lieu vivant dans beaucoup de villages, est au cœur de toutes les problématiques sociales actuelles (chômage, pauvreté, parents isolés, carences éducatives, etc.) L’affaiblir, c’est abandonner les personnes qui en ont le plus besoin.

Moins de profs = plus d’élèves par classe = une éducation dégradée :

En collège, les classes à 30 voire 31 élèves deviennent la norme. En lycée, l’an prochain, ce sera 36 élèves par classes, au lieu de 35 auparavant. Les enseignants malades sont de moins en moins remplacés ce qui entraîne ponctuellement des effectifs pléthoriques dans les petites écoles (jusqu’à 50 !) ou l’interruption des cours de maths ou d’anglais durant plusieurs semaines dans nos collèges.

« Établissements Publics des Savoirs Fondamentaux » : la fin des écoles de proximité ?

La loi Blanquer instituerait les EPSF, sans consultation des parents ni des enseignant.e.s, avec la disparition des directeurs/trices dans ces écoles, remplacé.e.s par un.e adjoint.e du collège de secteur. Dans le seul but d’économies, on éloigne les interlocuteurs et les choix pédagogiques des élèves et de leurs parents.

De plus en plus de contrats précaires et de personnels en difficulté :

Faute de remplaçants formés, on embauche de plus en plus de personnes en contrat précaire. Ces gens non formés et inexpérimentés sont livrés à eux-mêmes, ce qui dégrade la qualité d’enseignement et leur qualité de vie.

L’inclusion bradée des enfants en situation de handicap :

On continue de proposer aux personnels accompagnants ces enfants (AESH, anciennement AVS) des emplois précaires, mal formés et sous-payés tout en multipliant les prises en charge insuffisantes dans des locaux inadaptés.

La réforme antisociale du lycée :

Supprimer les sections (L, ES et S) pour plus d’égalité et de souplesse ? Au contraire, dans ce système flou, la compétition est ouverte et ce sont les mieux informés, et les plus chanceux, qui s’en sortent !

ParcourSup, la fin de l’université pour tous :

Aujourd’hui, avoir le bac ne donne plus l’assurance de pouvoir s’inscrire à l’université, a fortiori dans la filière de son choix. ParcourSup sert surtout à réduire le nombre de jeunes pouvant devenir étudiant.e.s !