Carnaval es acabat, la fête est terminée ! Ce samedi, l’Octan de Mureth avait invité le soleil, les enfants et les parents à venir accueillir le printemps.

Dans une ambiance très familiale, les « hostilités » ont commencé sur l’esplanade Niel où les enfants ont largement utilisé la fontaine sèche pour faire les fous. Les brefs discours ont permis de remercier la mairie, les commerçants et les organisateurs ainsi que d’annoncer que l’école « la calandreta del pais murethin » sera bien dans ses murs en dur à la rentrée de septembre.

Puis le cortège est parti dans les rues de Muret pour réveiller les consciences sur les pollutions de notre vie, accompagné par les troupes « Banda Sagana » de Montpellier et Brancaleone de Toulouse.

Les organisatrices avaient demandé la complicité des commerçants pour faire des haltes ciblées sur chaque thème : Devant l’opticien Clair Vue, la pollution visuelle. Puis devant la librairie Biffures c’étaient les doléances sur la pollution sensorielle. Devant Le Tarti Foliz et « La ruée vers l’Art », M. Carnaval déclama que la bonne bouffe rend les personnes belles tout en conspuant la nourriture industrielle, pollution gustative! Ensuite, devant la poissonnerie « Aux 2 mers » on a parlé de la pollution olfactive liée aux voitures.

Après un défilé sur l’avenue Jacques Douzans, la halte suivante fut devant le salon de coiffure Jérôme où la renommée troupe de percussions des « Pourquoi Pas Nous » de l’hôpital local a explosé nos tympans ! Pollution Sonore qu’a une première fois tenté de défendre Miss Occitania avant que « lo jutge e son grafièr » ne renvoie tout le monde dans le parc Jean Jaurès pour les plaidoiries, avec une haie d’honneur des « Tambores de Alegria ».

Là, autour des barrières délimitant le « Prat del Cramat », c’était la foule des grands jours. Il y avait beaucoup, beaucoup de monde, des familles avec enfants et parents déguisés. Bien entendu et malgré les arguments de son avocate, Monsieur Carnaval a été condamné au bucher et c’est donc dans les flammes que l’hiver s’en est allé, faisant place au soleil, au printemps et à la fête.