Nhel et Khylvyh se sont rencontrés voilà quelques années lors d’une exposition, Jazz in Marciac.

Ils trouvent des similitudes dans leurs créations.  Nhel travaille l’argile et Khylvyh réalise des tableaux avec la technique de l’acrylique.

La magie opère et les mains de Nhel façonnent l’argile pour retranscrire à sa manière une vie riche et féconde qui semble émerger des eaux. Dans ce processus de création, elle pratique un certain lâcher prise, confiant aux invisibles le rendu final, d’où le choix des cuissons raku pour une grande partie de son travail, conférant à ses sculptures un aspect métallique et parfois corrodé.
L’œuvre de Khylvyh s’inscrit dans un registre fantastique et singulier, où la réalité flirte avec la fiction au fil d’une narration proche de la bande dessinée. Cet univers insolite n’est pas sans rappeler les ambiances d’abandon de Jean-Marie Poumeyrol, les paysages cyclopéens de Jean-Pierre Ugarte ou encore les étranges créatures des films d’animations de Miyasaki.

A voir et à revoir. Entrée libre. Casino de Barbazan. Jusqu’au 30 mars. Contact 05 62 00 70 60 / www.khylvyh.com