L’association Memoria y Exilio continue son périple de commémoration dans les 4 lieux marqués par l’arrivée des Républicains espagnols en 1939.

Après Saint-Gaudens autour du Haras où 320 femmes, enfants et vieillards se sont retrouvés, puis Aulon où de nombreuses entreprises firent appel à cette main d’œuvre, c’était au tour de Miramont de se souvenir.

En effet en 1939, ils se sont retrouvés au Refuge, enfermés, ne pouvant quitter ce lieu que pour aller travailler. Trois femmes témoignent de leur arrivée, il s’agit de Joséphine Puentedura (article témoignage déjà publié), Constantine Lecomte et Maria Bernat. Ce dimanche, nombreux étaient-ils autour de Jules Estaran, président de cette association, et de Laure Vigneaux, maire de Miramont, pour se souvenir. Il y a 10 ans, une plaque commémorative avait été apposée à la mairie. Pour Laure Vigneaux, c’est un véritable engagement qu’elle a pris afin que l’on dresse une stèle au Refuge qui deviendra la maison de la Garonne dans quelques mois.

Elle souhaite aussi qu’un lieu puisse recueillir tous les documents, les témoignages de cet exode massif de Républicains fuyant le franquisme, dont la vie était en danger. Certains feront un parallèle avec l’accueil des migrants aujourd’hui. Elle se félicite que Jules Estaran vienne témoigner à l’école. « Ils ont fait l’identité de Miramont, je veux que les enfants s’en imprègnent, que Miramont soit reconnu comme lieu d’accueil. Je trouve formidable aussi le travail réalisé en collaboration avec les Pronomades qui a donné lieu à un évènementiel.» Jules Estaran rappelle le travail de recherche fait par l’association pour répertorier les personnes qui sont arrivées à Saint-Gaudens, les lettres, tous les documents en lien avec cet évènement. Il faut dire qu’il reste peu de témoins de cette arrivée…