Au bonheur des familles venues passer quelques jours dans la station balnéaire de Luchon.

Beaucoup de monde sur les allées d’Etigny, pour ce passecarrera, qui démarrait ce Carnaval gascon en cet après midi de tout début mars.

Les skieurs descendants des œufs de la télécabine de Luchon-Superbagnères se sont mêlés à la foule bigarrée des festaïres de carnaval. Ceci a donné lieu a une balade mouvementée et musicale dans les rues. Les commerçants de l’association Luchon Passion ont offert à tout ce beau monde la soupe chaude confectionnée par le chef du restaurant « Bellevue ». Une cantèra s’est installée au pied du perron d’entrée de la Mairie. Pendant un bon moment les spectateurs ont écouté des chants de la culture Occitane. Puis tout ce beau monde s’est retrouvé dans la salle Henri Pac dans l’ancien Casino où se tenait un repas pendant lequel les chanteurs infatigables ont régalé les 120 convives de leurs chants venus des quatre coins des Pyrénées. Le bal qui a suivi, dans le même esprit, a mis en scène des groupes comme Eth Chot – Arredalh – Mickael Vidal pour se clôturer en apothéose avec nos amis venus du Gers « Boissons Divine » un style rock occitan. Beaucoup avait fait le déplacement pour exprimer leur talent de danseur et la soirée fut longue. Jérôme, derrière le bar, a assuré pour contenter les « assoiffés » de bonnes bières et tout particulièrement celle de la Brasserie du Venasque.

Christian RIVES qui a beaucoup écrit sur l’histoire de nos vallées nous dit :

Anciennement l’année débutait en mars – et non en janvier -, c’était le passage de l’hiver au printemps, en quelque sorte de la mort à la vie.

La fête de mardi-gras a tous les ans une date différente, en fonction du jour de Pâques, qui lui-même dépend de la lune.

Cette fête précède le « mercredi des cendres », période de quarante jours – précédent Pâques : mort et résurrection du Christ -, faite de privations diverses, dite du « Carême ».

Avant de procéder à la purification, la « privation » et faire pénitence, le mardi précédent était l’occasion de terminer les aliments gras, dont les œufs.

C’était l’occasion de faire des crêpes et des beignets.

Traditionnellement, il était interdit de travailler au champ, le jour de mardi-gras. Tous les adultes surpris en train de piquer les champs de blé, pour aérer les pousses, étaient « punis ».

Bien évidemment ils se prêtaient volontiers au jeu. 

Lucien Espouy