Une véritable psychose.

Depuis quelques temps, la peur s’était invitée dans le Volvestre. Les piétons et les cyclistes n’osaient plus sortir se promener malgré une météo très clémente, de peur d’être victimes de ceux qu’on surnommait : Les agresseurs du Volvestre.

Les gendarmes de la communauté de brigades de Carbonne ont ainsi reçus 9 plaintes. Le bouche à oreilles faisant le reste, une véritable psychose s’était installée sur les communes de Carbonne, Peyssies, Marquefave et Longages, lieux où opéraient les agresseurs. La manière d’opérer était toujours la même. Des piétons ou des cyclistes randonneurs recevaient un projectile sur le corps et parfois même sur le visage provoquant une vive douleur et des blessures. Impossible de donner le moindre indice sur le ou les auteurs de ce délit et comprendre leur motivation pour le moins inquiétante.

Une enquête rondement menée.

Les investigations montreront que les auteurs de ces méfaits utilisaient des billes lancées par un pistolet Air Soft. Avec une bonne connaissance du terrain et de ses habitants et en effectuant un porte à porte systématique et méticuleux, les enquêteurs de la communauté de brigades de Carbonne réussissent à identifier les auteurs présumés des délits. Il s’agit de deux jeunes majeurs de 18 et 20 ans, visiblement désœuvrés, habitant à Carbonne.

Hier 25 février 2019, les deux présumés auteurs des faits sont appréhendés et placés immédiatement en garde à vue. Selon nos sources ils auraient reconnu les faits qui leur étaient reprochés sans toutefois dire où se trouvait le pistolet ayant servi à commettre leurs méfaits. Les différentes perquisitions n’ont pas permis de le découvrir.

Durant leurs auditions, les deux jeunes adultes impliqués auraient raconté aux gendarmes qu’ils circulaient à bord d’ une voiture et quand ils apercevaient une victime potentielle qui leur convenait, ils lui tiraient dessus. Ils auraient indiqué par ailleurs qu’ils agissaient par jeu et qu’ils n’avaient pas conscience de la gravité des faits.

Responsable devant la Justice.

Cela n’a pas convaincu la Justice qui les a fait déférer devant monsieur le Procureur de la République dans l’après-midi du 26 février 2019 à la fin de la garde à vue. Placés tous les deux sous contrôle judiciaire, ils feront l’objet d’une convocation ultérieure pour être jugés.

Une attitude pour le moins stupide qui aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves. Ils auront à expliquer devant leurs juges que le désœuvrement ne peut tout justifier.