Ici, on ne cherche pas à se faire entendre comme on peut. Une assemblée de gens responsables a ainsi pendant plus de 2 heures abordé de nombreux sujets de préoccupation, selon un ordre établi, et tout cela avec lucidité et discipline. On était loin des premières revendications  » désordonnées  » du mouvement. Nicolas et Rémi, mandatés pour diriger cette réunion ont mené les débats et apporté bon nombre d’informations et permis ainsi à l’assemblée de suivre les évolutions au sein des différentes commissions du mouvement des gilets jaunes : commission de la transition écologique,communication, les actions, la fiscalité et le juridique. S’il a été rappelé par certains intervenants que le mouvement a besoin de se structurer, il est à noter que l’on échange dans un cadre défini, selon les revendications formulées.La mise en place du RIC ( référendum d’initiative citoyenne) devrait permettre d’avoir des bases solides en la matière. Plusieurs questions ont été abordées comme la journée de grève des femmes le 8 mars qui réclament plus de justice, moins payées que les hommes (-26 %) avec moins de droits.

En ce 8 février, on n’a pas manqué d’évoquer le 8 février 1962, l’affaire de la station du métro Charonne avec ses 9 morts qui demandaient la fin de la guerre en Algérie. Il faut dénoncer les violences historiques. et se rappeler que le gouvernement essaie de mettre en place une loi contre la liberté de manifester.

Sur notre Comminges, on a aussi évoqué le problème crucial des menaces de fermeture de classe sur Labarthe de Rivière, Blajan et Villeneuve de Rivière.Un autre combat pour lequel les gilets jaunes ne sont pas insensibles. Ici chaque action proposée est soumise à un vote. L’opinion publique est toujours favorables aux gilets jaunes (65 %) et leurs luttes sont les luttes de tous les français.  Il faut prouver et démontrer que la violence ne fait pas partie de la panoplie des revendications , on doit véhiculer des idées positives et se rapprocher de la population.

Le gilet jaune est un « donneur d’alerte ».

Il doit lutter contre les droits du citoyen trop souvent bafoués. Pour la majorité des participants il convient de travailler ensemble avec peut-être nos faiblesses mais aussi avec tous nos savoir-faire ! Comme le précisait un des intervenants reprenant des propos de Jaurès  » Le courage c’est de chercher la vérité et de la dire »Le mouvement doit aller plus loin dans  » le vrai débat », initiative nationale, une alternative au « grand débat » du gouvernement.

Les prochaines AG devraient clarifier un peu plus la situation et démontrer que ces initiatives populaires sont bien le reflet d’un profond désir de changement.