Christian Louis, professeur agrégé en arts plastiques au collège Bertrand Laralde de Montréjeau (entre autres), écrivain, n’en n’est pas à son coup d’essai. Sa première publication date de 1978. Et petit, il s’écrivait ses propres romans.

A ce jour, ce sont plus de 60 ouvrages publiés, qu’ils soient pédagogiques (manuels scolaires), thématiques, en particulier sur l’art, des romans jeunesses et des romans adultes. « Je ne connais pas l’angoisse de la page blanche », lâche –il. « J’aimerais parfois, je pourrais ainsi me reposer ».

Son roman, « Saloper le paradis », a été écrit en un seul été en 2017. « Au départ, je voulais traiter de la violence. Mais pas de la violence qu’on peut voir tous les jours à la télé. Des soucis quotidiens entre voisins, de la délinquance rurale ». L’expression est lancée : « délinquance rurale ». C’est la tondeuse ou de la tronçonneuse utilisée à l’heure des repas, ce sont les chiens de chasse (ou pas), qui aboient toute la journée, c’est le feu de feuilles mortes et la fumée à la dioxine qui arrive forcément chez vous lorsque vous êtes avec des amis, ce sont les jeunes à motos avec l’échappement libre.

L’auteur pose un regard critique sur ces nuisances. Il décortique le mécanisme mental qui amène des gens ordinaires à « être le dictateur de sa pelouse », comme il le dit lui-même. « Ces gens-là se foutent totalement des lois de la République ils appliquent la-leur ».  Les victimes de ces actes répréhensibles n’osent pas parler de peur de représailles, mais la souffrance est là et les pathologies se développent comme la dépression.

Christian Louis dans ce roman pousse son coup de gueule. On sent le vécu. L’écriture est nerveuse et enlevée. « J’aimerais que ce roman aide les gens à résister et à se battre contre ces soucis quotidiens et qu’ils prennent conscience que « ça n’arrive pas qu’à moi ».

Samedi 29 décembre, il était en conférence au cinéma associatif Les Variétés. Tandis que l’auteur expliquait le livre, son ami Pierre Delpérié en lisait de larges extraits. S’en est suivi un long échange passionnant avec la salle. Une séance de dédicaces clôturait l’après-midi

Saloper le Paradis est en vente dans les librairies suivantes : Vanin et Daure à Saint Gaudens ainsi qu’à l’espace culturel du centre commercial d’Estancarbon.