Service à la population, service adapté aux besoins.

Profitant d’une réunion de proximité avec les adhérents des anciens cantons de Montréjeau et Barbazan, la CFDT invitait la presse à l’auditorium de l’Hôtel de Lassus le lundi 10 décembre, pour leur faire part de leur vision concernant le train à hydrogène sur la ligne Montréjeau – Luchon. Thierry Lataste, secrétaire général de l’union départementale interprofessionnelle CFDT31 était accompagné de Joël Rausa, secrétaire général CFDT cheminots Occitanie, de Delphine Delaporte – Serre, secrétaire CFDT UD 65 (travaille chez Alsthom), de Bernard Loubet, secrétaire de l’union locale interprofessionnelle à Saint Gaudens et de Johann Bedel-Navarro, secrétaire général adjoint CFDT cheminots Midi-Pyrénées. « Nous travaillons sur ce dossier de réhabilitation de la ligne Montréjeau – Luchon depuis plus d’un an.

Un certain nombre d’opportunités ont été portées : celle du diesel, celle de l‘électrique et ensuite celle de l’hydrogène », explique Thierry Lataste. Parmi ces trois solutions, la CFDT estime que l’hydrogène est une solution viable et d’avenir (pas de diesel qui pollue et freinerait l’attractivité touristique, et coût de l’électrique trop important). « Nous avons une vision claire avec notre implantation tant chez Alsthom Tarbes qui fabrique les motrices et à la SNCF qui l’utilisera ». Les maitres mots pour l’organisation syndicale : service à la population, service adapté aux besoins. Donner au territoire la possibilité de se développer économiquement grâce au rail : implantation de nouvelles entreprises et facilitation de déplacement des salariés, même entre l’Espagne et la France (thermes). Production de l’hydrogène à partir de l’énergie hydraulique, réflexion également sur la biomasse. Un seul bémol : le coût de réhabilitation de la ligne qui n’est pas encore acté. Concernant la mise en service, celle-ci ne pourrait intervenir au mieux qu’en 2021, voire 2022.