Nous sommes allés à la rencontre d’une jeune championne de kayak.

Carte identité : Emma Vuitton 14 ans. Lycéenne au Lycée Jean Pierre Vernant à Pins-Justaret en classe de seconde.

Un petit bilan de son palmarès : Cadette 1ère année, Vice-Championne de France Cadette 2017, Championne de France cadette 2018, 13ème aux Championnats d’Europe junior (-18 ans) en 2018 et 7ème aux Championnats du Monde junior (-18 ans) en 2018.

Emma, d’où t’est venue la passion du kayak ?

Mes parents eux-mêmes pratiquants m’ont fait découvrir ce sport. J’ai tout de suite accroché. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce sport technique où il faut jouer avec l’eau vive.

A quel âge as-tu commencé ?

J’ai débuté à l’âge de 10 ans au club de Muret Olympique Canoë Kayak (MOCK).

Quelles ont été tes premières courses ?

Mes premières courses et victoires ont été principalement des Coupes Jeunes, Challenges Jeunes ou Sélectifs Régionaux quand j’étais benjamine et minime. Ma première grande course s’est déroulée aux Championnats de France cadette 2017 à l’Argentière, avec une médaille d’argent en minime 2ème année.

Quelle est la course qui t’a marquée le plus ?

C’est sans aucun doute la finale des Championnats du Monde Junior qui a eu lieu cet été à Ivréa (Italie). J’ai réussi à me sélectionner pour ma première année de cadette. Je n’étais pas particulièrement attendue, et j’ai atteint la finale avec une très belle 7ème place! J’ai vécu des moments inoubliables, ce fut une superbe expérience !

As-tu d’autres passions ?

J’adore le sport en général, surtout le sport en plein air. L’été ou en début de saison ; je pratique régulièrement l’escalade, le VTT ; la course à pied, le tennis, le ski en plus du kayak.

Combien de fois par semaine t’entraînes tu ?

En moyenne, 8 à 9 fois par semaine, parfois moins avant les échéances. Il peut arriver que je m’entraine plus de 10 fois par semaine pendant les stages et les semaines d’entraînement.

En quoi consistent tes entraînements ?

En début de saison, il s’agit principalement de travail physique (renforcement musculaire, course à pieds, kayak), puis à partir de février-mars, je fais beaucoup plus de kayak (travail technique). Je m’entraîne également beaucoup en eaux-vives pour peaufiner ma technique sur des bassins artificiels à Pau, Toulouse ou en Espagne, ou sur des bassins naturels comme à Foix, St Pé de Bigorre, le week_end. Enfin, à chaque vacances, j’effectue des stages en France et à l’étranger.

Parle nous de ton expérience en Equipe de France et au Pôle France:

C’est ma première année en Équipe de France. J’ai pu profiter de l’expérience des plus anciens, et les entraîneurs m’ont beaucoup apporté. Il y avait une super ambiance, et cette très bonne expérience m’a encouragée à continuer dans cette voie.

Que veux-tu faire plus tard ?

J’aimerais continuer le kayak, continuer à m’entraîner, à faire des compétitions. Après un bac scientifique, je pense poursuivre soit des études en STAPS pour être professeur de sport soit entrer en école de kinésithérapie. Mon double projet études-sport me tient à cœur car j’ai besoin de cet équilibre pour progresser.

Quel est ton rêve en termes de compétitions de kayak ?

Mon rêve en termes de compétitions de kayak serait d’un jour de faire les Jeux Olympiques.

Quel est ton conseil pour ceux qui veulent découvrir le kayak ou pour les jeunes de ton âge en général ?

Le canoë kayak est un sport assez complexe et très varié. Chaque entraînement est différent, et le jeu avec l’eau et la glisse le rendent très intéressant.

Quelle est ta devise ?

La performance, sûrement un peu de talent, beaucoup de travail et énormément de passion.