Tous les samedis sur le marché de Muret, un éleveur de chèvres, Laurent Caquot, vient vendre ses fromages depuis Castelnau Durban. Depuis deux samedis, il est accompagné d’une Woofeuse.

En effet, Cloé (sans H, tient-elle à préciser) est venue de Lyon pour découvrir un lieu d’élevage caprin et de production fromagère. Diplômée d’une grande école d’ingénieurs agronomes option écologie, elle a fait cette pause instructive avant de rejoindre le 1° octobre le CNRS ou elle gèrera et supervisera des projets européens au bénéfice des petites structures agricoles.

Laurent a l’habitude d’accueillir pour une ou deux semaines des Woofeurs.

De par son vécu, il aurait aimé être conseillé, aidé lors de sa reconversion. Il le propose donc à celles et ceux qui le souhaite ! Il accueille d’ailleurs depuis plusieurs semaines un couple qui souhaite démarrer une exploitation comme la sienne et leur offre ce qui lui a manqué, c’est-à-dire des vrais conseils pratiques, de la transmission de savoirs et un réel échange professionnel et humain.

Wwoofing, qu’est-ce que c’est ?

Le wwoofing (ou woofing), littéralement « World Wide Opportunities in Organic Farming » est une autre façon de voyager, de vivre des moments d’échanges humains uniques. Né en Angleterre dans les années 70, le wwoofing repose sur un échange « donnant-donnant ». Le woofer aide bénévolement dans une ferme biologique en échange de quoi il est logé et nourri. Une façon originale de découvrir la culture biologique, de participer à une vie familiale et rurale, d’apprendre une langue étrangère pour le woofer qui choisit de partir à l’étranger.

Quand vous lirez ces lignes, Cloé ne viendra plus tenir le stand du samedi avec son joli sourire, mais peut-être qu’un autre « nomade de la culture bio » l’aura remplacé. Ainsi va la vie !