Trois enfants de réfugiés espagnols (aujourd’hui sexagénaires et octogénaires) étaient invités, au collège André Abbal, pour parler de leur vécu et de celui de leurs parents durant les heures sombres de la guerre civile espagnole et de l’exode qui s’en suivi. Cette entrevue qui a eu lieu les mardi 6 et jeudi 8 février, a mis en présence des élèves, José Barrios, Louis Contréras et Jules Estaran. Sous l’œil bienveillant de Brigitte Héral, principale du collège, et poursuivant le travail entrepris sur le thème de la Rétirada, les classes de troisième se sont imprégnées des récits qui leur ont été proposés.

Un projet artistique en réalisation.

A l’initiative de Pauline Soueix, professeur d’art plastique et d’Agnès Lopis, professeur documentaliste, ces adolescents, après s’être inspirés des panneaux de l’exposition sur le thème de l’exode espagnol, des rencontres de cette semaine, doivent prochainement réaliser un projet artistique.

Dans leurs discours, les enfants de réfugiés racontaient les souffrances de la guerre, les moments difficiles dans les camps, la séparation des familles. A l’écoute de ces récits poignants, l’émotion se lisait sur bien des visages. Beaucoup de questions pertinentes furent posées et les réponses toujours précises ont permis une plus grande compréhension des sujets abordés. Dans notre actualité, où il est souvent question de réfugiés. Le thème abordé a permis aux intervenants de rappeler que la France et un pays d’accueil et de liberté. Que l’intégration passe par l’école et l’apprentissage de la langue. Cette expérience intergénérationnelle, basée sur le devoir de mémoire, avec la dimension internationale des événements relatés, mettant l’accent sur la diversité des nationalités, des religions, des philosophies politiques, des méfaits des guerres et du racisme ne peut être que bénéfique pour ces jeunes en quête de devenir dans notre monde troublé.