Si l’on regarde les résultats du premier tour de la présidentielle en Haute-Garonne, il est évident que la « France insoumise » de Jean Luc Mélenchon garde toutes ses chances de se retrouver au deuxième tour des législatives dans la 7° circonscription. Nous avons rencontré Christophe Bex et sa suppléante Lauren Baron en campagne à Bax en Volvestre à l’occasion des célèbres fêtes qui s’y déroulent.

Christophe Bex candidat de la France Insoumise qui êtes-vous ?

Originaire de Lorraine, j’habite  à Venerque.  55 ans, marié et père de deux grands enfants, j’ai travaillé 16 années à La Poste. Je  suis aujourd’hui attaché administratif à l’Université Jean-Jaurès. Je suis  investi dans l’action politique, syndicale et associative. L’investiture de la France Insoumise aux élections législatives est le prolongement de mon action, ce n’est ni un début ni une fin.

Votre regard sur la présidentielle ?

Tous les 5 ans, le feuilleton de la présidentielle s’installe dans le paysage médiatique. Élection phare de notre vie démocratique, elle monopolise l’attention. Le cru 2017 fut riche avec trois primaires, des favoris éliminés, des rebondissements, des sondages permanents, de la tension, le tout relayé intensivement par les chaînes d’information et les réseaux sociaux.

Le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a fait 19,62 %, score historique. Nous ratons de 650 000 voix 1,7 % la qualification au 2ème tour.

Le mouvement citoyen La France Insoumise par la force de sa campagne et la cohérence de son programme  « L’avenir en commun » a réussi à relier des classes différentes et qui souvent s’ignorent, les étudiants et diplômés précarisés avec les ouvriers et employés.

Un nouveau président, un nouveau gouvernement, qu’en pensez-vous ?

Il est difficile d’échapper à l’omniprésence d’Emmanuel Macon dans les médias. Ses candidats aux législatives n’ont même pas à faire campagne. On oublierait presque derrière l’image bien lisse du jeune Président qu’il a un programme. Il a le projet d’une offensive de grande envergure contre le code du travail et de pousser encore plus loin le curseur du libéralisme au détriment de la solidarité et de l’égalité.

Le mérite de la composition du nouveau gouvernement est de clarifier la situation en alliant tous les néolibéraux de la « gauche de la droite » et de la « droite de la gauche ». L’objectif de ce consensus est d’apprivoiser sous un habillage de modernité beaucoup de nos concitoyens qui en seront les premières victimes et en première ligne les retraités.

Comment abordez-vous les législatives ?

Avec Lauren BARON suppléante et un collectif nombreux et motivé, nous menons une campagne de proximité avec peu de moyens mais beaucoup d’enthousiasme.

Nous souhaitons affirmer le droit au logement, le droit au travail, le droit à manger une nourriture de qualité tout simplement le droit de vivre dignement pour tous.

Les élections législatives des 11 et 18 juin prochains sont aussi importantes que la présidentielle, car ce sont les députés qui votent les lois, les budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Ce sont eux qui investissent ou renversent le Premier ministre.

Notre programme, « l’Avenir en commun », répond aux urgences écologiques, démocratiques et sociales de notre temps, comme la hausse du SMIC de 175 € nets et du minimum vieillesse de 200 € par mois, le retour du droit à la retraite à 60 ans avec 40 annuités, une agriculture biologique, la cantine bio et gratuite à l’école, la révocabilité des élus….

Nous avons la conviction qu’une majorité insoumise à l’Assemblée nationale et un gouvernement appliquant notre programme « l’Avenir en Commun » apportera une grande et belle respiration à notre pays et à une immense majorité de nos concitoyens.

 

En conclusion, Christophe Bex, non sans humour, nous proposait une citation : « Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs »