C’est le 21 mars après-midi que Georges Méric président du conseil départemental a inauguré la halte répit de Rieux Volvestre gérée par le sivom des plaines et coteaux du Volvestre. C’est le nouveau président du Sivom Jean Marc Esquirol qui souhaitait les bienvenus et prononçait le discours d’usage. Il était entouré par Maryse Vezat maire de la commune et première vice présidente du conseil départemental, Véronique Volto vice présidente chargée des séniors, Sébastien Vincini conseiller départemental, Marie Caroline Tempesta conseillère régionale et candidate PS aux législatives, Denis Turrel président de la communauté de communes du Volvestre, Christian Sans, vice président du conseil départemental chargé des routes, Adolphe Ruquet président fondateur honoraire du Sivom de Rieux et de nombreux maires, élus et personnels soignants du secteur privé.

La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui près de 900 000 personnes en France et ne cesse de progresser, accentuée par le phénomène de vieillissement de la population. Elle bouleverse la vie de la personne qui en est atteinte mais on a tendance à oublier les répercussions directes et durables sur celle qui l’accompagne au quotidien : son aidant.

Les haltes répit sont des structures expérimentales, non-médicalisées, permettant à des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés, de participer à une demi-journée ou une journée d’activités socioculturelles et ludiques, avec des professionnels qualifiés et des bénévoles. Lors de l’accueil de l’aidé, les aidants familiaux peuvent bénéficier d’un moment de « répit ». Ce dispositif départemental intervient au moment de la reconnaissance du « droit au répit » par la loi d’adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015.

La halte répit de Rieux-Volvestre, d’une capacité de 12 places, est ouverte le lundi après-midi et jeudi matin (6,5 € la demi-journée). L’équipe compte une infirmière diplômée, deux assistantes de soins en gérontologie et deux bénévoles.

A l’issue d’un appel à projets pour la création de haltes répit sur le territoire, quatre structures ont été retenues en 2016, dont celle de Rieux-Volvestre portée par le SIVOM des Plaines et Coteaux du Volvestre.

« Dès le début du mandat, le Département s’est engagé à soutenir les aidants, dont le rôle est primordial dans l’accompagnement des personnes âgées, via la création de haltes répit. Aujourd’hui, quatre structures d’accueil sont accompagnées par la collectivité et un nouvel appel à projets va être lancé dans les prochaines semaines afin d’étendre plus largement ce dispositif sur le territoire.
Le soutien aux haltes répit complète l’action du Conseil départemental en matière d’accompagnement des personnes âgées dépendantes. Il participe à la réalisation notre ambition : celle de « bien vieillir » en Haute-Garonne » rappelle le président du Département.

Dans son intervention, Jean Marc Esquirol président du Sivom précisait :

«   Nous devons respecter l’individu au-delà de ce que la maladie lui fait subir. Et pour mieux aider cette femme, cet homme que la maladie éloigne de façon cruelle de son conjoint, de sa famille, éloigne de Nous, Nous nous devons d’aider les aidants.

La halte-répit, dont l’ouverture a eu lieu le 27 octobre 2016, est née de ce constat fait par l’équipe spécialisée Alzheimer et par les aidants….Pour l’instant ces actions et l’accueil se font dans les locaux, certes agréables et appropriés du SSIAD et du SAAD, mais nous espérons que le projet de bâtiment dont vous avez pu voir les plans, deviendra rapidement réalité. Nous comptons encore sur l’appui de notre partenaire privilégié qui a su être à l’écoute des préoccupations de notre territoire : le Conseil Départemental. Je veux ici le remercier et dire à son Président, en tant qu’élu d’une petite commune et représentant de 9 autres au sein du SIVOM, n’en déplaise à certains, élus départementaux compris, combien je suis attaché à son existence et à la manière dont il conduit sa politique.

Je tiens aussi à remercier toutes celles et ceux qui ont oeuvré dans le passé et qui ont permis cette réussite médico-sociale.

J’en terminerai par un hommage appuyé aux équipes du SSIAD, du SAAD et à leurs directrices, aux soignants, aidants, bénévoles qui s’impliquent de manière exemplaire dans la Halte-Répit et enfin par une pensée aux patients. »

Dans une précédente interview Pierrette Camus infirmière nous confiait : « Le binôme aidé-aidant nous confie qu’avant la maladie, chacun avait une vie sociale et que le face à face 24h/ 24 anéanti les bonnes relations. » La professionnelle n’en revient pas de la dynamique des bénéficiaires qui se retrouvent à chaque séance.