Lors de la réunion qui a suivi son assemblée générale, le nouveau bureau de la Compagnie des archers du tir au Papogay a été officiellement constitué…

  • Président : Jérôme Fréchou – Vice-président : Jérôme Rousset.
  • Secrétaire : Frantz Milhorat – Secrétaire adjoint : Pierre Poitevin et Philippe Vezat.
  • Trésorier : Martial Dega – Trésorier adjoint : Sébastien Caron.
  • Présidents d’honneur : Emile Jourda, Jean-Louis Loze.

Dès le mois de janvier, l’ensemble des membres du bureau reprendront le chemin du musée des Pacans afin de préparer, mélanger et mettre en harmonie tous les ingrédients nécessaires au bon déroulement des traditionnelles fêtes 2017 du Papogay.

Les nouveaux archers : Fabrice Arcas et Laurent Abadie, accompagnés de leurs parrains respectifs Florent Albert et Francis Mascaras auront 2 Papogay pour faire preuve de leur bonne foi et de leur attachement à notre tradition, avant de prêter serment et d’être reconnus définitivement archer du Papogay ! Ils s’engageront à l’issue à tirer droit à l’oiseau dans l’esprit dicté de notre tradition. Ils porteront honneur et respect au Roi !

Nous refermerons le livre de l’année 2016, en mélangeant le respect d’une génération et le regard fatigué de l’autre. Quelques lignes en hommage à ceux qui sont passés avant, avant nous ! Notre mémoire et les valeurs de ses savoirs. Ceux qui nous ont quittés sur la pointe des pieds, mais aussi, ceux qui sont encore présents à nos côtés, à nous suivre, malgré l’usure du temps. Nos oreilles piétinent d’impatience de les écouter nous raconter le Papogay d’hier… répondre à nos pourquoi ? C’était quand… ? Qui… ? Comment… ?

Mettons à l’honneur, par exemple, Daniel DESCLAUX qui raccroche son béret après 31 ans au sein du bureau de notre Compagnie. Tout comme, « Maminotte », alias Odette LAC, à la jeunesse de ses 91 ans, lors du tir à la cible exclusivement féminin, à l’occasion d’octobre rose. Avec seulement 2 flèches sur 4, elle a remporté le titre de « connétablette » en inscrivant 12 points ! Elle est rentrée dans l’histoire de son histoire familiale (André Lac, son Rei del Papogay en 1966, 1967, 1973 ou encore Damien, Roi des petits en 2013 et 2015).

Comme dirait Michel Maffrand dans l’une des nombreuses et magnifiques chansons du groupe Nadau…

« … Que son los mens, drets sus la tèrra. Que van tot doç suu caminau,lo camp laurat que huma encuèra. Que son los mens, los de qui cau. Ne hèn pas a la loteria. N’atenden pas hèra deu cèu,sonque dilhèu, combat lo dia,e de poder dromir la nueit. Ne saben pas la grana Història. Qu’aidan los chins a vàder grans. E qu’an au hons de la memòria tots los qui son passats abans. Ne hartan pas jamei lo monde. Son pas sovent sus lo jornau, sonque un còp tà viéner au monde,e tà plegar, qu’ei lo dusau. Son aquiu, quan lo temps s’estanca, au correder de l’espitau, en esperar las daunas blancas, a s’espiar los soliers tròp naus.

… Que volí díser, en quauquas frasas çò qui non disetz pas jamei. »

… Ce sont les miens, debout sur la terre. Ils vont lentement sur le chemin, le champ labouré fume encore.

Ce sont les miens, los de qui cau. Ils ne jouent pas à la loterie. Ils n’attendent pas grand-chose du ciel, rien que, peut-être, du combat le jour, et de pouvoir dormir la nuit. Ils ne savent pas la grande histoire. Ils aident leurs enfants à devenir grands et ils ont au fond de la mémoire, tous ceux qui sont passés avant. Ils ne saoulent jamais les autres. Ils ne sont pas souvent sur le journal, rien qu’une fois pour venir au monde, et la deuxième pour plier. Ils sont là, quand le temps s’arrête au couloir de l’hôpital, en attendant les dames blanches, à se regarder les souliers trop neufs.

… Je voulais dire, en quelques phrases, ce que vous ne dites jamais.

Bonas fèstas de fin d’annada. Que las sagetas vos marquen lo camin del bonaür e de la santat. (Bonnes fêtes de fin d’année à tous. Que les flèches vous indiquent le chemin du bonheur et de la santé).

Adishatz monde e la companhia.