Comme tout le monde devrait le savoir maintenant, la Loi va imposer aux collectivités locales de ne plus utiliser aucun désherbant pour nettoyer les rues ou autres jardins publics. Une révolution nécessaire pour le respect de l’environnement même si cela pose de nombreux problèmes d’application.

Une grande diversité de méthodes sont actuellement proposées aux professionnels pour trouver de nouvelles manières de procéder. Il faut reconnaître que nombre d’entre elles ne sont pas très satisfaisantes. Comment nettoyer des caniveaux où l’herbe pousse à travers le goudron ou dans les failles des dalles ciment ? Comment nettoyer des trottoirs en gravier sans utiliser des produits désherbants ? Gratter à la main ou avec un outil fusse-t-il électrique semblent des solutions dérisoires ou très couteuses en main d’oeuvre !

L’entreprise paysagiste « Atout Paysage » de Saint Julien sur Garonne dirigée par Eric Mascaras a donc eu l’idée de faire venir la société bretonne Oeliatec, leader français dans son domaine, pour procéder à une démonstration de désherbage par pulvérisation d’eau chaude. Des élus, des agents territoriaux de la communauté de communes du Volvestre, du sivom des plaines et du coteau du Volvestre et de municipalités voisines avaient été invités pour la circonstance.

Ce désherbage à 120° attaque les feuilles par un choc thermique avec éclatement des cellules (partie chlorophyllienne) ainsi que le collet par brûlure à cœur. L’eau chaude descend aux racines et brule les radicelles. Cette action est nettement amplifiée sur sol dur imperméable, par exemple sur les pavés, joints de caniveaux, car l’eau est guidée dans la rigole et dirigée là où est installée la plante à éradiquer.

Fort est de constater que les comparaisons faites de la situation des plantes attaquées avant, pendant et après sont conformes au descriptif technique énoncé par Oeliatec. Le système apparaît comme très efficace s’il se confirme dans la durée ce qui n’a pu être vérifié lors de la démonstration.

Compte tenu du cout de l’appareillage, la nécessité d’un regroupement d’utilisation semble être posé. Une réflexion devrait être menée dans ce sens dans les semaines à venir. A-t-on enfin trouvé le bon moyen d’appliquer le zéro phyto ? Réponse dans quelques temps.