2016 verra-t-elle l’aboutissement des études en cours ?

 

Cela fait plusieurs années maintenant qu’un projet de fermeture de la brigade de Rieux-Volvestre fait l’objet d’études par les autorités de l’état major de la Région gendarmerie de Midi Pyrénées. Plusieurs contacts ont eu lieu à ce sujet entre les différents commandants de région qui se sont succédés et le seul député maire Patrick Lemasle.

Faut-il réorganiser le dispositif territorial des gendarmeries du Volvestre ?

Il n’existe que de rares cas de communautés de brigades composées de 4 unités car c’est une situation complexe à gérer même si le système est parfaitement viable. C’est vrai que la situation actuelle n’est pas optimale et ce depuis que la brigade de Saint Sulpice sur Lèze a quitté le giron de la communauté de brigades d’Auterive pour rejoindre celle de Carbonne qui compte désormais quatre brigades qui sont : Montesquieu Volvestre, Rieux Volvestre, Saint Sulpice sur Lèze et Carbonne. Un territoire très vaste qui va de Beaumont sur Lèze (aux portes de Muret) jusqu’à Montbrun bocage (enclave haut garonnaise dans le département de l’Ariège) et qui pose clairement les délais d’intervention qui peuvent dépasser, dans les conditions les plus défavorables, les 40 minutes.

De plus, seule la brigade de gendarmerie de Carbonne est ouverte au public tous les jours de l’année. Les trois autres brigades sont ouvertes par intermittence sur un cycle de trois demi-journées par semaine sans que le public et même nombre d’élus en connaissent parfaitement le détail. Dans les faits, on se présente à la porte d’une brigade et si elle est fermée, on se rend à Carbonne qui est le cœur du dispositif. Des situations parfois mal ressenties par le public qui, au fil du temps, ont pris l’habitude pour certains, de se rendre directement à Carbonne.

Le symbole de fermer une ou plusieurs brigades de gendarmerie est par nature très négatif dans les opinions publiques et parmi les élus lorsqu’ils sont au courant. Cette impression forte du recul du service public en milieu rural cher à chacun d’entre nous. Cela ne peut exclure toutefois la réflexion pour optimiser une situation, qui ne l’est pas forcément, mais avec transparence et soucis de l’intérêt général.

La gendarmerie cantonale qui prévaut actuellement a été élaborée sous Napoléon et dans une époque où l’on se déplaçait à cheval ! Les cantons de Rieux, Carbonne et Montesquieu Volvestre n’existent plus par la volonté de nos gouvernants et du législateur. Ils ont été regroupés pour faire partie du canton d’Auterive, seul chef lieu de canton maintenant ! Ce niveau cantonal n’est donc plus désormais le bon pour y associer une brigade de gendarmerie, tant le territoire est vaste et les bassins de vie si différents. Il n’est pas inopportun de réfléchir différemment.

Des projets qui ont évolué au cours du temps

Le premier projet initial de restructuration a été conduit il y a déjà plusieurs années par le Colonel Tavard qui commandait le groupement de gendarmerie de la Haute Garonne et cela en accord avec le député maire Patrick Lemasle. Un seul interlocuteur pour tous les projets qui trouve une légitimité incontestable et incontesté en tant que député mais qui pourrait apparaitre comme partie prenante au titre de la fonction de maire de Montesquieu Volvestre.

Cette esquisse consistait tout simplement à fermer la gendarmerie de Rieux qui était dotée d’un vieux casernement et qui se trouvait bloquée au centre du dispositif. Les effectifs auraient été répartis soit intégralement à Montesquieu Volvestre, soit partagés avec Carbonne. Projet qui n’a pas vu le jour.

Si l’on en croit nos sources, le deuxième projet actuellement en cours a été conduit par le Général Alain Pidoux reparti cet été à la direction de la gendarmerie à Paris. Plus ambitieux, il consisterait à fermer d’une part la gendarmerie de Rieux qui serait regroupé avec celle de Montesquieu Volvestre et d’autre part fermer celle de Saint Sulpice sur Lèze qui serait quant à elle fondue avec celle de Carbonne. La disparition de la communauté de brigades du Volvestre au profit de deux brigades autonomes et un territoire du Volvestre coupé en deux : Le Volvestre sud et le Volvestre Nord. Est-ce la meilleur solution ? Ce n’est pas certain mais en tout cas, cela en est une. D’autres pistes sont surement possible.

Une affaire à suivre donc. Le général Bernard Clouzot nouveau commandant de la région de gendarmerie de Midi Pyrénées, connu pour son intelligence et son sens du service public aura à cœur de trouver une solution dans le sens de l’intérêt général et pour garantir la meilleure sécurité possible à nos concitoyens très exigeants en la matière.